J'ai eu la chance de recevoir cette bande dessinée lors de la dernière Masse Critique spéciale jeunesse. Un grand merci à Babelio et aux éditions Kennes.
Ninn est une jeune fille passionnée du métropolitain. Normal vous me direz, ces deux tontons, qui l'ont recueillie et élevée y travaillent chaque jour. Normal, vous me direz, c'est dans le métro qu'elle a été trouvée par les mêmes tontons, tout bébé. Mais quand même, lorsqu'elle croise un étrange vieil homme parti à la chasse aux papillons – lesdits papillons ne semblant pas visibles – cela commence à devenir bizarre. D'autant plus lorsqu'elle se met à les voir aussi, ces papillons que personnes d'autres ne voient ! S'agirait-il d'une piste qui la conduirait à mieux connaître ses origines ?
Petite bande dessinée sans prétention, à l'histoire contemporaine, au départ réelle, puis glissant progressivement vers le fantastique. On se laisse happé avec plaisir par les dessins plutôt pour la jeunesse, mais tout à fait efficaces. Et puis, c'est aussi agréable de ne pas avoir à chercher ce qu'il faut voir dans des cases trop surchargées. Là, tout est lisse sans trop l'être, c'est joli, et participe à ce petit plaisir de vouloir connaître la suite. On tourne les pages au début lentement, puis de plus en plus vite, car le suspens ne fait que croître. Et lorsque se dévoile tout à fait cet aspect fantastique, on a même l'espoir de quitter progressivement aussi le monde de la jeunesse, pour glisser aussi vers l'adulte, plus sombre.
Une bande dessinée assez prometteuse et fort sympathique. À suivre…
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dimanche 21 janvier 2018
mardi 12 janvier 2016
Lecture BD : Nora
Lors du dernier Masse Critique de Babelio, j'ai reçu cette BD très sympathique, que j'avais repérée tantôt au salon du livre et que j'avais hâte d'explorer. Un grand merci à Babelio et aux éditions de la Gouttière.
Les parents de Nora déménage et pendant cette période d'emballage carton et grand ménage, ils confient la fillette à son oncle à la campagne. Nora bougonne et n'est pas franchement enchantée par ces vacances forcées, mais elle s'adapte et s'approprie rapidement les lieux, aidée de la chatte enceinte de son oncle. Perchée sur une branche d'un énorme arbre dans le tronc duquel elle a niché son petit monde, elle découvre la voisine de son oncle, une vieille dame qui passe ses journées seule assise sur un banc. Triste pour elle, elle comble ce vide qui entoure la vieille femme en inventant son grand amour pas encore né…
C'est très charmant et très frais. Le dessin est très agréable, en bicolore et au traits fins et expressifs, sans aucun parasite dérangeant. Simple, précis, et joliment arrondi, le dessin est plus présent que le texte ou le dialogue et ce "silence" ou cette image parlée nous fait un bien fou lorsqu'on souhaite explorer un BD : l'image prévaut sur le texte et l'histoire se fait trait sans aucune lettre. Nora devient vite attachante et l'on se retrouve dans l'imaginaire débordant et complètement logique de la fillette qui accable son oncle, sans enfant et veuf, de questions souvent dérangeantes, parfois déroutantes, et qui finira par rapprocher les deux protagonistes autour de leur deuil respectif.
À découvrir !
mardi 24 mars 2015
48H BD : le retour !
Et c'est reparti pour un tour ! Les 3 et 4 avril, 1€ = 1 BD = 1 B.A.*, parmi une sélection de BD bien sûr, et dans la limite des stocks disponibles.
Pour connaître les BD concernées, et avoir plus d'info, c'est par ici.
Et c'est pas un poisson !
* à savoir que les revenus générés permettront d'offrir des BD à des bibliothèques et à des écoles !
vendredi 9 janvier 2015
Lecture BD : Maggy Garrisson T1 : Fais un sourire, Maggy
Grâce à la dernière sélection Masse Critique, j'ai eu la chance de recevoir entre Noël et le Jour de l'An cette bande dessinée des plus sympathiques. Un grand merci à Babelio et aux éditions Dupuis de m'avoir offert ce bon moment de lecture.
Maggy cherche du travail depuis deux ans. Grâce à sa voisine ou concierge (je ne sais plus mais ce n'est pas un point important), elle trouve un travail d'assistante auprès d'un privé. Ça pourrait être plutôt excitant, mais le bonhomme a plutôt l'air paumé et termine rapidement aux urgences après s'être fait tabassé dans son bureau. Maggy, petite rouquine rondelette au caractère bien trempé va finalement mener l'enquête un peu malgré elle, poussée par des occasions de se faire un peu d'argent, par la curiosité aussi et par l'amitié finalement.
L'histoire est honnête. Difficile d'expliquer mon propos mieux que cela, disons que l'histoire ancrée dans le réel d'un quotidien grisâtre londonien est réaliste. Maggy n'est pas un top modèle, elle ne sort pas de Saint-Cyr, et pourtant elle sait réfléchir et saisir les bonnes occasions de se faire de l'argent (et donc de survivre finalement). Elle n'est pas non plus un génie, mais elle a du répondant et va de l'avant. Tout cela la rend fort sympathique et très attachante, et on a bien envie de savoir si elle va réussir à percer le mystère de ce passage à tabac que son nouveau patron a subi. Très vite, on comprend aussi que le réalisme de la situation ne laisse pas de place à une morale artificielle qui ficherait tout par terre. Non, Maggy n'est pas une fille bien, ni un ange, juste quelqu'un qui cherche à survivre dans ce monde de brute.
Quant aux dessins, je ne les trouve pas spécialement originaux ni superbes, mais le coup de crayon colle bien au style de l'histoire. Et Maggy est très bien croquée, ni trop, ni trop peu dans ce jeu de banaliser ce personnage pour la rendre la plus proche du lecteur possible, bien loin du physique des magazines plébiscités sans tomber dans le trop moche non plus.
Tout ça donne bien envie de lire le tome 2…
Maggy cherche du travail depuis deux ans. Grâce à sa voisine ou concierge (je ne sais plus mais ce n'est pas un point important), elle trouve un travail d'assistante auprès d'un privé. Ça pourrait être plutôt excitant, mais le bonhomme a plutôt l'air paumé et termine rapidement aux urgences après s'être fait tabassé dans son bureau. Maggy, petite rouquine rondelette au caractère bien trempé va finalement mener l'enquête un peu malgré elle, poussée par des occasions de se faire un peu d'argent, par la curiosité aussi et par l'amitié finalement.
L'histoire est honnête. Difficile d'expliquer mon propos mieux que cela, disons que l'histoire ancrée dans le réel d'un quotidien grisâtre londonien est réaliste. Maggy n'est pas un top modèle, elle ne sort pas de Saint-Cyr, et pourtant elle sait réfléchir et saisir les bonnes occasions de se faire de l'argent (et donc de survivre finalement). Elle n'est pas non plus un génie, mais elle a du répondant et va de l'avant. Tout cela la rend fort sympathique et très attachante, et on a bien envie de savoir si elle va réussir à percer le mystère de ce passage à tabac que son nouveau patron a subi. Très vite, on comprend aussi que le réalisme de la situation ne laisse pas de place à une morale artificielle qui ficherait tout par terre. Non, Maggy n'est pas une fille bien, ni un ange, juste quelqu'un qui cherche à survivre dans ce monde de brute.
Quant aux dessins, je ne les trouve pas spécialement originaux ni superbes, mais le coup de crayon colle bien au style de l'histoire. Et Maggy est très bien croquée, ni trop, ni trop peu dans ce jeu de banaliser ce personnage pour la rendre la plus proche du lecteur possible, bien loin du physique des magazines plébiscités sans tomber dans le trop moche non plus.
Tout ça donne bien envie de lire le tome 2…
lundi 21 juillet 2014
Lecture : East of West
Dans le cadre de la dernière Masse critique de Babelio spéciale BD, j'ai eu la chance d'être sélectionnée et de recevoir ce premier tome d'une bande dessinée déjà éditée auparavant, et qui est une sorte de Western apocalyptique teinté de SF.
Un grand merci à Babelio et aux éditions Urban Comics.
Pour essayer de vous résumer l'histoire, il y a trois des cavaliers de l'Apocalypse qui reviennent sur Terre (Guerre, Conquête, Famine) sous forme d'enfants, tandis que sévit le 4e, ce dernier semblant avoir conservé une forme d'homme mûre. Ce dernier se venge d'un événement survenu auparavant en tuant les principaux dirigeants de notre nouveau monde d'hommes du futur. Les trois autres sont là pour rallier et faire respecter Le Message.
Mais pourquoi Mort se venge-t-il ? Que lui est-il arriver qui provoque pareil sentiment ? Et surtout, qu'est-ce que ce Message ?
Bon, mon résumé n'est pas super mais on va dire que j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire et à la comprendre. Par contre, j'ai tout de suite adoré le graphisme : c'est beau, agréable, lisible (ce qui est primordiale pour une bande dessinée, de mon avis personnel bien sûr), ça donne envie de tourner les pages. C'est parfois le paradoxe propre à l'illustré : l'image peut très bien nous emporter, sans que l'histoire y soit pour quelque chose. Et même si on ne comprend pas tout, on accroche quand même et les pages se tournent aisément. Bon, bien sûr, au bout d'un moment, on comprend quand même ce qui se trame et finalement, on rentre complètement dans le sujet.
Cela dit, je n'ai pas adoré plus que ça le thème. L'image est belle, mais l'histoire manque d'un je ne sais quoi. Il y a un côté un peu trop "complot mondial" et "massacre gratuit" à mon goût. Et puis un schéma déjà vu mais finalement, c'est plutôt bon signe pour ceux qui aiment ce thème car, pour le coup, ils savent pouvoir y trouver ce qu'ils attendent avec, en prime, une illustration de très bonne qualité.
Comme je suis illogique, je persévérerai bien avec le tome 2, histoire d'être bien sûr de ma critique ^_^.
mardi 13 mai 2014
48H BD !
Vendredi 16 et samedi 17 mai, une BD (parmi 8 sélections et dans la limite des stocks disponibles) sera offerte sur présentation en librairie !
Sacré opération !
Les BD concernées sont :
Pour en savoir plus sur ces BD et sur l'opération, c'est par ici.
Et la page Babelio consacrée à l'opération est par là.
Il ne vous reste plus qu'à repérer une librairie pour la fin de la semaine ! ^_^
Sacré opération !
Les BD concernées sont :
Pour en savoir plus sur ces BD et sur l'opération, c'est par ici.
Et la page Babelio consacrée à l'opération est par là.
Il ne vous reste plus qu'à repérer une librairie pour la fin de la semaine ! ^_^
mardi 29 avril 2014
Lecture : Zombillenium Tomes 2 et 3
Après la lecture du tome 1 (par ici pour mes commentaires) qui m'avait fait passer un bon moment, je me suis laissée tenter par la suite. Et j'ai eu bon nez car plus on tourne les pages de cette série, plus l'histoire s'enrichit et devient intéressante, intrigante, prometteuse.
Je vous conseille donc de lire les trois tomes déjà parus de cette série, et de savourer le tome 3 particulièrement car c'est surtout dans ce tome que le lecteur en apprend vraiment davantage sur les différents personnages, plus développés. C'est également au cours de ce tome que l'histoire s'étoffe et que l'on apprend un peu plus le pourquoi du comment. Ce qui apparaissait un peu "gratuit" dans les précédents tomes gagnent en consistance et en raison. Tout commence à s'expliquer et l'on découvre que l'auteur a bien pensé à tout et que le hasard n'était pas au rendez-vous comme on le pensait dans les précédents tomes. Mais comme toute bonne histoire, il faut laisser les choses s'installer et, pour le coup, elles s'installent de manière agréable et non pas dans l'ennui (bien au contraire).
Quant à l'humour, il gagne lui aussi du niveau, disons qu'il est de plus en plus apprécié je trouve au fil des tomes. Très certainement parce que l'on comprend mieux les tenants et aboutissants dans l'histoire et, du coup, lecteur et auteur deviennent plus complices.
Les dessins sont toujours aussi beaux, lisses et clairs, et c'est ce qui emporte définitivement la lecture en avant.
On devine à la fin du tome 3 que pointe le tome 4. Impatients, voilà comment on termine à la fin de la dernière planche du dernier tome. Impatients de la suite !
Pour les plus impatients (comme moi par exemple), voici le site officiel.
lundi 14 avril 2014
Lecture : Zombillenium
Intriguée par cette couverture et sur les conseils d'un ami je me suis plongée dans la lecture de cette bande dessinée.
Les dessins sont assez léchés et tous réalisés entièrement sous Illustrator. Pour ceux qui ont un peu côtoyé, même de très loin et très succinctement comme moi ce logiciel, cette simple information laisse rêveur. Il n'en reste pas moins que j'aime beaucoup les dessins, même si je préfère les traditionnels réalisés à la main. Ceux-ci ont au moins pour eux d'être clairs et lisses, sans accrocs ni coup de crayon de trop. Tout est travaillé et dans les règles. Du coup, le message passe bien, et les expressions d'autant plus. On y croit en un claquement de doigt, en un clique si je poursuis la métaphore !
Quant à l'histoire, elle est intéressante sans être tout à fait folichonne. Cela dit, comme pour le dessin, on a beau dire, on s'y laisse prendre et les pages se tournent toutes seules. On a même envie de connaître la suite, histoire de voir si on va être ou non surpris par le reste de l'histoire.
La fin ouvre agréablement sur le tome 2 avec l'espoir que le succès de tout ça aille crescendo.
Alors, je n'ai plus qu'à m'y mettre, à lire la suite, et à vous confirmer ou le contraire de la réussite de cette série. En attendant, vous pouvez toujours vous laisser prendre à votre tour, ça ne mange pas de pain et ça reste plaisant !
vendredi 17 janvier 2014
Lecture : Secret service "Maison de Ayakashi" tome 1
La dernière masse critique spéciale BD de Babelio m'a permise de recevoir ce manga des éditions Kurokawa. Un grand merci à eux pour ce plaisir de lecture.
Ririchiyo est une jeune lycéenne issue d'une famille réputée, qui a la mauvaise habitude de rabrouer tous ceux qui s'adressent à elle. Elle emménage dans la maison Ayakashi car elle désire vivre seule, et ses parents ne l'ont accepté qu'à condition qu'elle habite dans cette maison. Elle découvre bien vite qu'un "secret service", un garde du corps lui est rattaché, anéantissant ainsi son projet de solitude. Très vite, elle se rend compte qu'il ne s'agit pas seulement pour lui d'un travail, mais qu'il est totalement dévoué à elle au point d'en devenir trop envahissant pour elle… Elle découvre également qu'il la protège contre des Yokaï, des êtres surnaturels.
Difficile de faire le synopsis de ce livre dont l'histoire ne m'a pas paru tout de suite très claire. Cela dit, au fur et à mesure des pages, on s'attache un peu aux personnages et on souhaite en savoir plus sur ces êtres surnaturels, même si l'on ne comprend pas immédiatement ce qu'ils sont. Comme le disent la plupart des critiques sur ce premier tome, il sert essentiellement à mettre en place les éléments de base de l'histoire, les personnages, la situation de Ririchiyo et sa relation qui promet d'être ambigüe avec son secret service. Ambigüe est également le mot pour qualifier les réactions d'autres personnages entre eux, relations auxquelles on ne s'attend pas forcément à la lecture de ce manga.
On s'aperçoit ainsi que les manga ne sont plus censurés comme ils l'étaient avant, et on plonge alors dans cette culture souvent complexe lorsqu'il s'agit des relations humaines, tant sur un plan sexuel que simplement affectif.
Quant aux dessins, ils sont ce que je qualifie de "dessins classiques pointus", à la manière de Sailor Moon. Ce n'est pas un style que j'affectionne, mais pour cette série, cela ne gêne pas la lecture.
En résumé, ce manga est plaisant, parfois légèrement déroutant pour quelqu'un qui n'aurait pas l'habitude d'en lire et au contraire sans surprise pour les coutumiers du genre. Il faudrait lire la suite pour savoir vraiment s'il est prometteur et original mais il donne en tout cas envie de s'y plonger.
dimanche 5 janvier 2014
Lecture BD : Les aigles de Rome T1
Dans le cadre de l'Événement de CaroLire, je me suis plongée dans la lecture de cette BD :
Un jeune prince barbare est confié à un général romain par son père comme gage de son engagement auprès de l'Empire. Il sera ensuite confié à un autre général romain, et sera entraîné aux côtés de son fils bâtard puisque sa mère est elle-même une barbare.
Voici les prémices de cette histoire, qui va nous conter l'évolution de ces deux jeunes aigles, tous deux traités sans ménagements pour en faire de véritables guerriers, et qui se voueront fidélité en devenant des frères de sang. Lorsque l'un est intrépide, fougueux, ne témoignant aucune peur, l'autre paraît plus sensible, et peut-être plus réfléchi. Mais ce seul premier tome ne peut pas rendre compte de la qualité du scénario, et il me faudra me plonger dans les autres tomes pour livrer une impression plus juste.
Pour le moment, les dessins me semblent plutôt classiques, mais agréables, et l'histoire donne envie de poursuivre, même si elle me paraît sans surprise.
Merci en tout cas à Seb pour cette découverte, car j'aime toujours explorer des univers différents et j'aurais été à mille lieux de me frotter à ce genre de BD.
lundi 9 septembre 2013
Lecture : Freaks squeele T1
Mon Jules avait emprunté cette BD à la bibliothèque et me l'a vivement conseillée.
Il s'agit d'une découverte assez sympathique d'une bande dessinée aux dessins un peu manga, plutôt comique burlesque et finalement très agréable dans son ensemble. Il y a des parties en noir et blanc et d'autres en couleurs. J'aime beaucoup le dessin, frais, bien léché, pas trop brouillon (on arrive à déceler ce qui se trame dans la scène). Et j'adore l'humour.
L'histoire est celle d'une école pour former des super héros. La plupart des élèves possèdent déjà un don et l'école est là pour leur apprendre à le maîtriser et à l'utiliser au mieux pour devenir une figure héroïque.
Le tome 1 raconte les débuts de trois jeunes élèves qui ont fini dans le même groupe de travail par la force des choses, plus que par affinités : un monstre-loup maladroit, une écervelée qui peut voler et une intello sans réel pouvoir.
Un très bon cocktail pour ceux qui recherchent du pur divertissement, avec une pointe d'originalité en prime.
J'ai déjà commencé le tome 2… !
jeudi 1 août 2013
Lecture : Le Voile des Ténèbres
Dans le cadre du dernier Masse Critique spécial BD j'ai eu la chance d'être sélectionnée et de recevoir cette bande dessinée au format comics des éditions AtlanticBD.
Un grand merci à Babelio et aux éditions AtlanticBD donc pour ce cadeau de l'été, signé El Torres et Gabriel Hernandez.
Chris Luna a eu un accident dans sa jeunesse à la suite duquel elle a reçu un don particulier, celui de voir les morts. Grâce à cette capacité hors du commun, elle exerce le métier de détective privé, résolvant des enquêtes parfois mal dirigées en révélant ce que les morts lui apprennent. Curieux métier qui ne paie pas - les morts n'ont pas vraiment de compte en banque. À la suite de l'héritage d'une vieille tante, et dans l'espoir de gagner un peu d'argent par la vente de sa maison, elle va retourner dans sa ville natale d'où a eu lieu cet accident, et avec lui, le chamboulement de sa vie. Oui mais voilà, on y retournant, elle ne va pas seulement retrouver de vieilles connaissances du côté des vivants, elle va également retrouver le Chthonien, ce monstre qui cherche à déchirer le voile et passer de l'autre côté…
Curieuse BD. Le dessin est assez sympathique, et détone sur ce format comics habitué aux couleurs criardes et aux traits précis et fouillés. Ici, on fait face à un trait volontairement "tremblant", à un dessin taché, flou peut-être, et qui rend pourtant parfaitement compte de l'ambiance macabre de l'histoire. L'ambiance passe indéniablement par ce dessin et grâce à ce dessin. C'est aussi grâce à lui que l'on reste captivé, à mon sens. Car l'histoire, qui paraît assez simple au début, presque clichée, devient au fil des pages confuse. On ne sait plus bien ce qui arrive à cette pauvre Chris, prise dans la tourmente d'un être bizarre et mal défini, le Chthonien. Ce dernier se nourrit des peurs, des faiblesses, des vices et des mauvais côtés de chacun des habitants de cette ville, et cela pour atteindre son but, passer du côté des vivants et répandre son mal. La fin est un peu abrupte et pas très claire.
J'ai été un peu déçue par cette histoire, que je m'attendais peut-être plus simple et moins originale, mais plus facile à appréhender. Seuls le dessin sauve pour moi ce comics et le rend atypique, me conduisant finalement à conseiller cette BD rien que pour se confronter à l'ambiance.
jeudi 18 juillet 2013
Lecture : Sandman Tome 1
J'aime beaucoup les romans de Neil Gaiman en général, il me fallait donc explorer son travail de scénariste de bande dessinée.
Sandman compte 11 tomes, pouvant se lire séparément.
Sandman ou "marchand de sable" en français, ou encore Dream de son prénom, est le personnage principal de cette série. Il est l'un des Éternels, au même titre que la Mort, le Désir, la Destruction, et bien d'autres incarnation anthropomorphiques de ces idées abstraites. Il contrôle le domaine du Rêve, bon ou mauvais. Au début de ce tome 1, un homme, membre d'une secte occulte, l'emprisonne dans une bulle de verre. Il pense avoir enfermé la Mort, pour atteindre le pouvoir suprême. Face à son erreur, il demande à Dream l'immortalité en échange. Mais Sandman ne fait rien. Pendant plus de 70 ans, il restera enfermé, provoquant de par le monde des répercussions sur le rêve de différentes personnes. Puis, il trouve le moyen de s'échapper, et décide de se venger…
J'avoue avoir eu un peu de mal à entrer dans ce monde au début, non pas du fait de l'histoire, qui m'attirait beaucoup, mais du fait du graphisme assez particulier, très connoté comics.
On s'habitue cependant rapidement et on constate également que le texte et l'image s'adaptent parfaitement l'un l'autre, pour créer quelque chose d'à la fois beau et dérangeant parfois. L'ambiance est fantastique bien sûr, et même mythique, mais très adulte, parfois très violent. On retrouve les thèmes si chers à Neil Gaiman, les dieux de mythologies anciennes, les incarnations de concepts humains, l'étrange qui voisine avec un merveilleux dérangeant, tels des cauchemars mais à l'échelle adulte (autant dire terrifiant).
J'ai beaucoup aimé et ne me contenterait pas, bien sûr, de ce seul premier tome. Je compte bien lire toute la série et retourner très vite dans le rêve aux côtés de Mr Sandman !
lundi 15 juillet 2013
Blacksad : la série BD
Après avoir englouti les 4 premiers tomes de cette série de bande dessinée, je pensais en avoir fini avec le personnage de Blacksad et me préparait à un deuil un peu douloureux.
Mais en furetant sur le net, quelle n'est pas ma surprise de constater qu'un 5e tome était en préparation, que la couverture venait d'être dévoilée fin juin, et que la sortie dudit tome est annoncée pour la fin de l'année ! Papa Noël me permettra donc de découvrir la nouvelle aventure de ce chat détective au charme certain, qui, semble-t-il sera sur les routes des Etats-Unis dans une sorte de road-movie.
L'attente est insoutenable, je sais, mais cela reste quand même une bonne nouvelle !
Et pour couronner le tout, le visuel de la couverture a été dévoilée sur la page fesse de bouc de la série :
lundi 24 juin 2013
Lecture : Blacksad
Sur les conseils de mon Jules, je me suis laissée tenter par la lecture de cette bande dessinée, aux personnages anthropomorphes.
En général, je ne suis pas emballée plus que ça par des êtres à têtes d'animaux et aux corps humains. Mais là je dois dire que le dessin est vraiment très sympa, et l'histoire de ce privé, qui apprend la mort d'une ancienne conquête et décide de retrouver son assassin est assez bien menée.
Rien d'original dans l'histoire, elle suit son cours entre règlements de compte, coups fourrés et gros bonnets, imperméable et baston, mais le dessin est assez léché je trouve. Il désamorce tout ce qui me gêne habituellement dans l'anthropomorphisme. Je vous aurais bien dit comment, mais j'ai du mal à me l'expliquer. Les images sont claires et limpides, les personnages ont du caractère et même du charisme, quand bien même ils ont des têtes de chat, de porc ou d'orang-outan. On devine leur caractère, leur sentiment, leur sensation au travers de ces dessins qui nous plongent au cœur de l'histoire et nous font regretter d'arriver trop tôt à la dernière page.
Et l'avantage, s'il en manquait, est qu'il s'agit, pour ce premier tome, d'une histoire complète, avec un début et une fin. Si on le souhaite, on peut très bien en rester là. Mais pourquoi faire ? On risque bien plus de passer à côté d'une autre histoire qui nous fera admirer à nouveau la belle gueule féline de Blacksad !
lundi 28 janvier 2013
Lecture : Silence
Dans le cadre de l'Événement de l'anniversaire des Caroline, sur CaroLire, on m'a lancé le défi de lire cette BD.
Silence est un jeune homme muet, vivant dans un village ardennais appelé Beausonge. Innocent et naïf, il ne connaît ni le mal ni la haine. Le fermier chez qui il vit est un homme mauvais, qui le fait travailler durement et le punit de ses maladresses avec grande cruauté. Un noir secret plane sur le village, lié aux origines de Silence, et que la "sorcière", une femme aveugle et bizarre, va bientôt faire éclater au grand jour, en enseignant au jeune muet son passé, la magie et surtout, la vengeance.Cette bande dessinée de Comès est une belle découverte. Les illustrations en noir et blanc, au trait fin et original, et les dialogues bien menés, nous faisant parfaitement percevoir les caractères particuliers de chacun et les situations en quelques bulles, nous font tourner les pages avidement, dans l'attente de la suite et du dénouement. Comment tout cela va-t-il se terminer ? Est-ce que l'innocence saura vaincre la cruauté pouilleuse de cette campagne si familière ? La tension monte au fil des planches, de nouveaux personnages dans les chapitres finaux retendent l'intrigue, et la fin, logique et bien menée, soulage le lecteur et le libère.
Un moment fort sympathique que cette lecture, qui nous confronte à un
autre style de BD, moins commun que d'autres, à la narration et au
dessin moins convenus. Merci à Ellane pour cette découverte agréable !
dimanche 23 décembre 2012
Lecture : La cellule Prométhée - L'escouade 126
Dans le cadre de Masse Critique Babelio spéciale Bande Dessinée, j'ai eu la chance d'être sélectionnée et de recevoir cette BD des éditions Glénat, signée Patrice Larcenet et James. Il s'agit du premier tome d'une série appelée La Cellule Prométhée. Cette cellule est une organisation secrète fondée il y a longtemps pour traiter des cas paranormaux. Elle reprend forme en cette année de 1930 pour résoudre un cas inhabituelle d'un ancien soldat qui a dévoré toute sa famille…
J'ai été surprise dès la première planche de constater que les personnages étaient des anthropomorphes. En temps normal, je suis assez mal à l'aise avec ce genre de mélange animal/humain sur un même corps, mais le dessin fait passer cela très facilement et même d'une manière assez plaisante. On se prend donc très vite au jeu et on oublie cet élément pour rentrer dans l'histoire. Et cette enquête se révèle assez sanglante. Des anciens soldats sont pris d'une fringale inouïe et obligés de dévorer des êtres humains pour assouvir leur faim. C'est assez gore, mais le décalage dû à l'anthropomorphisme permet de ne pas ressentir de dégoût gratuit. C'est une BD assez sombre, qui pourrait, par ce mélange d'animaux à corps humain et de scène sanglante, perdre l'adhésion du lecteur, et qui, bien au contraire, par les textes dignes de bons polars et par le trait profondément adulte, à la fois clair et expressif, nous convainc parfaitement et nous contente.
J'ai passé un très bon moment. J'ai découvert une BD que je n'aurai très probablement jamais osé essayer et je suis même dans l'attente du tome 2. Une très belle découverte !
Et pour le plaisir, quelques planches pour vous mettre l'eau à la bouche :
lundi 29 octobre 2012
Lecture : En silence
J'ai découvert cette BD grâce à une collègue.
Je ne suis pas familière avec ce genre de lecture et je dois admettre avoir été un peu déroutée au début.
Le style de l'auteur est très personnelle et très marquée, et en même temps correspond tout à fait à l'histoire. Les couleurs, les formes, le rendu final est au service de l'émotion, de l'action, du mouvement. Le tout est très vivant, on est dans l'eau avec l'héroïne, on se fait aspirer comme elle par les algues, on ressent cette même appréhension avant de sauter du haut d'un rocher de 7 mètres de haut.
Plus que cela, l'auteur nous entraîne dans ces souvenirs, qui ont conduit l'héroïne à s'interroger sur sa vie, sur elle-même, sur l'essentiel… dans un silence vivant !
À découvrir, pour une nouvelle expérience agréable.
lundi 20 août 2012
Lecture BD : Garulfo
Bande dessinée fort sympathique, mettant en scène une grenouille mâle nommée "Garulfo" (et grenouille ne signifie pas "femme du crapaud" ! Car tous ceux qui pensent ainsi auront affaire à Garulfo !) qui, témoignant une réelle admiration et même bien plus à l'égard de la race humaine, va tout faire pour troquer sa pauvre peau de batracien poisseux, contre celle plus noble d'un homme. Il devient ainsi preux chevalier, et selon le conte, cherche à épouser la princesse qui l'a transformé par un baiser, et atteindre ainsi le "ils vécurent heureux à jamais". Mais la princesse en question n'est qu'une servante, et le roi n'est pas forcément prêt à endosser la paternité d'une souillon pour satisfaire un prince imposteur ! Quant à la véritable princesse, elle est capricieuse mais finalement touchée par la spontanéité candide de Garulfo qui devra braver mille périls pour sauver l'une ou l'autre peau qu'il endosse… et reviendra vite de son admiration des hommes.
Le pinceau est pas mal et la plume truculente : le tout est plein d'humour et l'on se prend à rire au détour d'une bulle bien placée.
Cette série est à découvrir pour passer un bon moment aux côtés de cette grenouille attachante et des autres personnages bien campés qui sont tout aussi tordants !
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