lundi 14 avril 2014
Lecture : Zombillenium
Intriguée par cette couverture et sur les conseils d'un ami je me suis plongée dans la lecture de cette bande dessinée.
Les dessins sont assez léchés et tous réalisés entièrement sous Illustrator. Pour ceux qui ont un peu côtoyé, même de très loin et très succinctement comme moi ce logiciel, cette simple information laisse rêveur. Il n'en reste pas moins que j'aime beaucoup les dessins, même si je préfère les traditionnels réalisés à la main. Ceux-ci ont au moins pour eux d'être clairs et lisses, sans accrocs ni coup de crayon de trop. Tout est travaillé et dans les règles. Du coup, le message passe bien, et les expressions d'autant plus. On y croit en un claquement de doigt, en un clique si je poursuis la métaphore !
Quant à l'histoire, elle est intéressante sans être tout à fait folichonne. Cela dit, comme pour le dessin, on a beau dire, on s'y laisse prendre et les pages se tournent toutes seules. On a même envie de connaître la suite, histoire de voir si on va être ou non surpris par le reste de l'histoire.
La fin ouvre agréablement sur le tome 2 avec l'espoir que le succès de tout ça aille crescendo.
Alors, je n'ai plus qu'à m'y mettre, à lire la suite, et à vous confirmer ou le contraire de la réussite de cette série. En attendant, vous pouvez toujours vous laisser prendre à votre tour, ça ne mange pas de pain et ça reste plaisant !
Lecture : Stupeur et tremblements
Il m'est à nouveau arrivé récemment de me retrouver dans la situation typique de "j'ai terminé mon livre à l'aller et n'ai plus rien à lire au retour", ce qui m'arrive de temps à autre et me permet d'explorer des ouvrages que je n'aurai peut-être pas lu de sitôt. Cela m'a conduit à lire ce roman d'Amélie Nothomb. Le premier roman que j'ai lu de cet auteur était Barbe bleue. Oui, c'était son dernier ou son avant-dernier. Curieusement façon de découvrir en auteur en commençant par la fin mais c'est un moyen comme un autre.
Après sa lecture agréable, je m'étais dit qu'il me faudrait explorer ses premières œuvres, histoire de voir si sa plume a toujours été la même et aussi efficace.
Stupeur et tremblements m'a permis de le vérifier.
Comme Barbe bleue, c'est un roman court, qui se lit rapidement et de manière très plaisante. J'ai beaucoup aimé. L'auteur nous offre une vision personnelle du Japon. Ce pays qu'elle a idéalisé depuis son enfance et qu'elle rêvait d'habiter et de mieux connaître se révèle plutôt étrange de par ses us et coutumes. Les rapports au sein de la société nippone entre japonais, entre japonais et japonaise, entre japonais et étranger, apparaissent très particuliers, répondant à des codes qui sont incompréhensibles à des étrangers comme nous, lecteur, et comme l'auteur, Belge catapultée dans une entreprise lambda de Tokyo. De simple stagiaire comme on peut l'avoir été nous-même, aux fonctions restreintes mais au statut quelque peu respecté, la jeune Amélie va descendre de grade en grade jusqu'au statut le plus bas possible et qui pourrait sembler le plus dégradent. Mais elle saura en tirer parti et accepter sa situation avec une classe et une réaction toute nippone, faisant ainsi la nique à sa supérieure qui pensait qu'une petite étrangère ne pourrait supporter pareille humiliation. De cette expérience, elle sortira grandie, enrichie de connaissances que l'on n'acquiert pas en tant que touriste, et qui lui ouvrira les yeux sur ce pays d'apparence moins idyllique.
Je ne sais si tout est vrai, on aurait tendance à croire à l'exagération, mais il est indéniable que certaines parties doivent pourtant l'être et amènent ainsi à réfléchir sur cette culture si différente de la nôtre, poussent le lecteur que nous sommes à prendre du recul sur notre culture et sur l'emphase dans laquelle on place trop souvent le pays du soleil levant.
Agréable, et très intéressant, il est à lire !
jeudi 10 avril 2014
Lecture : Pour quelques milliards et une roupie
Un grand merci à Babelio et aux éditions Belfond pour ce roman reçu dans le cadre d'une Masse Critique spéciale.
J'avais découvert l'auteur par son précédent roman, Meurtre dans un jardin indien que j'avais adoré.
Cette nouvelle histoire m'a tout autant plu.
Sapna Sinha est une vendeuse dans une boutique d'électro-ménager. Comme elle est l'aînée de la famille et que son père est mort dans un tragique accident il y a un an à peine, ce boulot lui permet de nourrir les siens, sa mère totalement déconnectée de la réalité depuis la mort de sa fille cadette il y a 2 ans, et de son mari récemment, ainsi que sa sœur, obnubilée par son apparence et son rêve de devenir star. Ses rêves à elle, Sapna commence à croire qu'elle peut les oublier définitivement. Mais un homme d'une cinquantaine d'années l'apostrophe dans un temple à sa sortie de prière et lui propose un marché assez fou : devenir la PDG de sa société, l'une des plus importantes du marché indien, si elle accepte et réussit 7 épreuves. Sapna refuse tout d'abord, mais elle se rend vite compte que sa vie est terne et sans avenir, et il serait fou de refuser pareille offre, n'est-ce pas ?
Les 7 épreuves sont bien entendu accompagnées d'une morale, tout comme l'ensemble même de l'histoire, et la résolution des différentes "étapes" soumises à Sapna est parfois un peu facile, mais l'écriture est fluide et on s'attache vite à l'héroïne qui n'est ni belle ni laide, ni totalement miséreuse, ni riche, intelligente et promise à un bel avenir inaccessible pour elle. Pour une fois la princesse n'a pas à attendre le prince charmant pour résoudre l'histoire, elle n'a que ses propres atouts pour lui garantir un bon dénouement. De bout en bout, l'histoire vous emporte et j'ai beaucoup aimé être ainsi transportée dans une culture que je connais si peu, sans pour autant être accablée par une vision trop rebattue et miséreuse, ou au contraire polie et trop lisse. L'équilibre y est de mise et fort agréable : les personnes qui gravitent dans ce roman ne sont ni gentils ni mauvais, et même si la fin peut paraître surfaite, il est quand même de bon ton de ne pas oublier qu'il s'agit là d'une fable, un peu comme un conte des mille et une nuits au pays de Ganesh.
J'ai particulièrement apprécié la mise en bouche de l'incipit qui démarre en plongeant l'héroïne dans une situation désespérée, laissant au lecteur le soin de découvrir ce qui l'a amenée jusqu'ici et ce qui l'attend ensuite. Comme vous pourrez le deviner, cela participe à l'envie de lire d'autant plus bien sûr et même si cette méthode est éculée, elle n'en est pas moins efficace.
Un très bon roman en résumé, que je recommande à tous, histoire de se plonger dans cette riche culture aux côtés d'une potentielle amie pour qui on frémit, on pleure et on se réjouit.
Un petit régal !
lundi 31 mars 2014
Lecture : 43, rue du Vieux-Cimetière - tomes 2, 3, 4 et 5
J'ai enquillé tous les tomes de cette série fort sympathique qui nous plonge dans un univers plaisant raconté par l'entremise de lettres, coupures de journaux, et autres documents écrits. C'est un mode plutôt agréable de lecture et qui reconstitue avec originalité le fil de cette histoire sans prétention et pourtant pleine de charme.
Je recommande sa lecture, pour se détendre un peu entre deux livres "adultes" et pour retrouver le plaisir de lire si d'aventures une lecture aurait été désagréable…
À lire (tout court) !
Et pour les amateurs, il y aura un tome 6 !
mardi 25 mars 2014
Lecture : 43, rue du Vieux-Cimetière
Ayant fini mon précédent livre dans les transports à l'aller vers mon travail, il me fallait un livre d’appoint pour le retour, un petit livre vite lu qui puisse me permettre de ne pas m'ennuyer et de pouvoir être vite terminé pour commencer un nouveau livre le lendemain.
Me voici donc face à ce livre jeunesse, pour les 8-10 ans, qui me semblait bien plaisant (et qui l'a été !).
Ignace Bronchon est l'auteur d'une collection de livres jeunesses appelée "Le Dompteur de fantôme". Il y a plus de vingt ans qu'il n'a pas écrit de nouveaux tomes et son éditrice trépigne d'impatience de recevoir le nouveau manuscrit. Afin d'écrire dans le calme, il loue une vieille bâtisse un peu décrépie, le 43, rue du Vieux-Cimetière. Oui mais voilà, il y a des conditions à sa location : accepter de s'occuper du fils des propriétaires, que ces derniers ont laissé aux bons soins d'un éventuel locataire, accepter de s'occuper du chat de la maison et surtout… accepter Adèle, celle qui a fait construire le manoir et qui ne l'a plus jamais quitté, même après sa mort !
La forme de ce court roman est très agréable : il s'agit d'une succession de lettres, de coupures de journaux et autres documents qui, mis bout à bout, constituent l'histoire et nous plonge plus facilement qu'on ne le croit dans cette histoire de fantôme attendrissante. C'est frais et bonne enfant, et ce doit être plutôt une bonne formule pour un enfant qui ne se sent pas de lire un livre à la forme classique sans images. Quelques croquis et la forme même des lettres égaient le tout et font oublier l'aspect parfois rédhibitoire des autres romans. On se prend au jeu du découvreur de ces lettres et d'explorer ainsi la vie de ses auteurs.
Me voici obligée de me plonger dans le second tome (moi qui voulais juste un livre qui me fasse patienter jusqu'au prochain livre, le temps d'un trajet !)
NB : en plus les livres de cette collection sont vraiment très beaux. Ce sont des brochés au format agréable et avec couverture à rabats et vernis sélectif sur la 1re de couverture, ce qui donne un certain cachet à l'ensemble et en rajoute au plaisir de la lecture !
lundi 24 mars 2014
Lecture : Impact
Dans le cadre du club de lecture CaroLire, je me suis lancée dans la lecture de ce roman catastrophe.
Je m'attendais à bien rire, par moquerie, car j'avais le préjugé d'un énième livre sur une histoire d'astéroïde qui percute la Terre et des héros américains venus sauvés la planète sur fond de drapeau flottant au vent, une petite musique de saxo patriotique en arrière plan sonore, et une Lune recollée à coup de bombe atomique…
Je n'étais pas à l'opposé de la réalité, mais ce roman n'est pas non plus aussi "catastrophique" (pardonnez-moi le jeu de mot) que je m'y attendais.
Un astéroïde a bien percuté la Terre : tandis qu'un chercheur d'une entreprise gouvernementale étudiant la planète Mars fait une découverte incroyable, et qu'une amatrice de l'espace est la spectatrice de l'impact, un troisième larron part pour le Cambodge repérer une mine d'extraction d'une pierre irradiée qui provoque le cancer au porteur de ladite pierre. Tout est lié, bien entendu, et rien n'est mystérieux tout en voulant vous faire croire du contraire. Mais ça se lit. Je ne vais pas vous dire que j'ai pris un plaisir indéniable et inégalé à sa lecture, on va dire que c'est un roman dont vous tournez les pages sans même vous en apercevoir, comme lorsque vous êtes obnubilés par un téléfilm catastrophe diffusé le dimanche après-midi, à cet horaire où vous commencez à entrevoir la fin inévitable du week-end, et vous essayez tant bien que mal de ralentir le temps qui semble filer sans vraiment filer (et c'est dans ces moments-là où vous vous retrouvez à zapper tel un zombie devant votre télé, et à mater des films sans queue ni tête en vous consolant d'avoir trouvé une activité pour combler cet ennui mortel et la peur de la fin du week-end). Bref. C'est pas mal, mais ce n'est pas une lecture qui vous restera en mémoire. C'est sympa, sans plus.
Si vous n'aimez pas les livres catastrophes, passez votre chemin, et si vous les adorez, tentez la lecture de ce roman (mais ne soyez pas trop exigent non plus).
Salon du livre de Paris
Cette année est une année un peu particulière. Pour la première fois, je me suis rendue au salon accompagnée d'un p'tit loulou. Bon, il ne lit pas encore, mais ça ne m'a pas empêché d'enrichir un peu plus sa bibliothèque (oui, il a déjà une bibliothèque, ça pose un problème ?).
Bref, je ne le fais jamais habituellement, mais voici nos petites trouvailles de cette année :
Un documentaire animé sur l'espace qui apprend aux enfants les points essentiels sur l'univers. Pas mal du tout et très agréable à compulser !
Si vous souhaitez connaître le journal intime de Madame le lapin blanc, épouse du célèbre lapin toujours en retard d'Alice au pays des merveilles, alors foncez lire cet album très sympathique (et très drôle). Vous pourrez y découvrir les déboires de cette femme mariée 4 enfants au quotidien trop monotone pour elle (et pourtant tellement loufoque !)
Le célèbre conte un peu revisité. Les images font un peu rétro, à la fois douce, aux couleurs un peu surannées et qui nous plonge dans ce vieux classique avec délices. Un petit broché incontournable pour le conte du soir.
La sorcière Tambouille est une fine cuisinière mais qui déplore ne pas avoir de considérations de la part de ses "dégustateurs". Bref, elle trouve l'annonce d'un ogre qui recherche les services d'une cuisinière hors pair, un travail pour elle non ?
Finalement, je ne pouvais pas ne pas me le prendre. Pour lire le pitch, voir mon précédent post, par ici.
L'éditeur sur le stand a éveillé ma curiosité : il m'a dit ne jamais avoir rencontré l'auteur, uniquement son traducteur et ami. L'auteur ne souhaite pas faire de promo et ne veut absolument pas être connu. En lui soumettant le manuscrit de ce livre, il lui a fait la confidence qu'il s'agissait là d'une histoire vraie qui lui était arrivée. Quand on sait que l'histoire en question est une sorte de roman de conspiration internationale, et que les références d'adresses web sont toutes vérifiables, on est quelque peu perplexe, tout au moins intrigué.
Et voilà comment on se retrouve avec ce livre dans notre bibliothèque. Affaire à suivre en tout cas sur ce blog…
Et puis 2 BD à des prix attractifs (des classiques Boule et Bill et Garfield) et un polar de chez Actes Sud (mais j'ai oublié le titre).
Un bon p'tit salon ! Les histoires pour le soir ont déjà été lues en parties (et appréciées). Reste plus qu'à dévorer les autres.
Bref, je ne le fais jamais habituellement, mais voici nos petites trouvailles de cette année :
Un documentaire animé sur l'espace qui apprend aux enfants les points essentiels sur l'univers. Pas mal du tout et très agréable à compulser !Le célèbre conte un peu revisité. Les images font un peu rétro, à la fois douce, aux couleurs un peu surannées et qui nous plonge dans ce vieux classique avec délices. Un petit broché incontournable pour le conte du soir.
La sorcière Tambouille est une fine cuisinière mais qui déplore ne pas avoir de considérations de la part de ses "dégustateurs". Bref, elle trouve l'annonce d'un ogre qui recherche les services d'une cuisinière hors pair, un travail pour elle non ?
Finalement, je ne pouvais pas ne pas me le prendre. Pour lire le pitch, voir mon précédent post, par ici.
L'éditeur sur le stand a éveillé ma curiosité : il m'a dit ne jamais avoir rencontré l'auteur, uniquement son traducteur et ami. L'auteur ne souhaite pas faire de promo et ne veut absolument pas être connu. En lui soumettant le manuscrit de ce livre, il lui a fait la confidence qu'il s'agissait là d'une histoire vraie qui lui était arrivée. Quand on sait que l'histoire en question est une sorte de roman de conspiration internationale, et que les références d'adresses web sont toutes vérifiables, on est quelque peu perplexe, tout au moins intrigué.
Et voilà comment on se retrouve avec ce livre dans notre bibliothèque. Affaire à suivre en tout cas sur ce blog…
Et puis 2 BD à des prix attractifs (des classiques Boule et Bill et Garfield) et un polar de chez Actes Sud (mais j'ai oublié le titre).
Un bon p'tit salon ! Les histoires pour le soir ont déjà été lues en parties (et appréciées). Reste plus qu'à dévorer les autres.
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