mardi 14 mai 2013

Lecture : Le Déchronologue


Dans le cadre de la session 4 du Club Sormand, je viens de terminer la lecture de ce roman pour le moins atypique.
Je ne sais trop comment commencer, essayons de faire un bref aperçu de l'histoire.
Henri Villon est un flibustier du XVIIe siècle, voguant sur son bateau dans les mers Caraïbes.
C'est son journal que nous avons entre les mains, qui débute par le dernier chapitre, où il annonce sa fin prochaine. Ce marin d'eaux tumultueuses aura été le témoin, et même l'un des principaux acteurs, du phénomène le plus étrange qui puisse jamais toucher une époque : des tempêtes temporelles, qui déchirent la trame du temps et laisse passer des éléments du passé et du futur, disloquant la trame chronologique. Ceux qui se situent sur le passage de cette déchirure du temps sont perdus bien sûr, percutant de plein fouet l'élément présent à l'autre époque, au même endroit. Le cher vaisseau de ce fameux lutteur "corsaire", du capitàn Villon, le Déchronologue, semble être la seule arme contre ce temps fou furieux qui perd la raison…
Là où ce roman de piraterie SF devient réellement atypique, c'est dans la mise en forme de son histoire, totalement déchronologique ! Nous commençons par la fin, puis le chapitre suivant nous envoie au début, et le chapitre d'après à un autre moment de l'histoire. Aucun chapitre ne se suit dans l'ordre de l'histoire, pour mieux nous dérouter (et là, pour le coup, c'est gagné !) et nous faire ressentir peut-être la torsion temporelle que subit le héros, lui-même perdu dans son temps investi par d'autres, du futur ou du passé. Cela rend la lecture sinon difficile, du moins plus lente, car il est impossible de pouvoir enchaîner les chapitres sans essayer de le resituer par rapport aux chapitres déjà lus, et donc de revenir en arrière. La lecture est donc hachée, subissant à chaque changement de chapitre une tempête temporelle, un mouvement de va-et-vient.
Cela dit, je n'en ressors pas déçue pour autant. Malgré cette lecture déstructurée, j'ai passé un moment agréable, aux côtés d'Henri Villon et de son équipage, dans la tourmente du temps. Au point même de ressentir une réelle attente de connaître la suite de l'histoire, non pas pour en connaître la fin déjà dévoilée au tout début, mais pour avoir les détails de la rencontre avec tels personnages, ou comment cette partie de l'histoire a pu aboutir à telle conclusion.

Ce roman est une littérature expérimentale, elle est totalement originale, atypique, à part, exceptionnelle. Quelle que puisse être notre réaction, énervée face à une lecture si décousue qui nous freine sans cesse, ou bien enchantée de ressentir ainsi le même bouleversement que le héros de l'histoire, au risque d'être un peu perdue dans la tourmente, ce roman est à lire et même à vivre !
Sans être un "coup de cœur", il reste une belle découverte que je suis bien contente d'avoir faite.

mardi 7 mai 2013

Prix Imaginales 2013 : le lauréat du roman francophone


Et je suis bien contente qu'il ait gagné !
* post sans intérêt mais c'est mon blog et je fais ce que je veux… de toute façon, pour le nombre de personnes qui le lit…

dimanche 28 avril 2013

Lecture : William Adams, le samouraï des mers


Dans le cadre de Masse Critique spécial jeunesse, Babelio et les éditions du Jasmin m'ont fait le cadeau de cette lecture.
Il s'agit d'un album illustré qui conte l'histoire véridique d'un navigateur anglais du XVIIe siècle, devenu le premier samouraï occidental au Japon.
Au vu de la couverture, on s'attend presque à une bande dessinée classique. Il n'en est rien. Il s'agit plutôt d'un album qui fait la part belle aux illustrations assez sympathiques, qui semblent être le fruit de plusieurs supports, moitié illustrations traditionnelles, moitié illustrations numériques, le tout savamment travaillé pour donner un résultat magnifique. Le choix du papier offset de bonne main sert parfaitement le propos, celui d'une époque révolue, tout comme l'illustration alternant croquis, dessins à l'encre et couleurs aux tons sépia. Un très bel album, qui ne laisse pas en reste le texte, bien mis en page au sein des doubles pages, tout comme les notes explicatives des termes japonais. La dernière double page n'est plus l'histoire mais un à propos sur le thème du samouraï, bienvenu et pas trop long.
À découvrir, et à faire découvrir aux enfants !

Au cas où vous ne sauriez pas quoi lire…

Bon, je sais, c'est pas forcément le cas des bibliophages qui m'entourent (je dirai même que ce serait plutôt l'inverse, leur liste de livres à lire est trop longue pour les humains que nous sommes), mais Le Livre de poche a mis en ligne sur son site un générateur d'idées de lecture. Il suffit de répondre à quelques questions, et pof, il vous propose quelques lectures tirées bien sûr de son catalogue.
Ça peut être marrant, et pis comme je suis vilaine et machiavélique, c'est aussi un moyen de vous engloutir davantage sous votre liste de livres à lire !!! Gnak gnak gnak…
Si vous êtes curieux, c'est par ici.


mercredi 24 avril 2013

Lecture : Vivants


3e session de CaroLire, cette sélection était très prometteuse car issue, pour la première fois, de celle de Caro. Et j'étais impatiente de le découvrir. Un livre de zombies, pensez-vous !
Mouais.
Déjà, l'adaptation cinématographique sortait en parallèle, et annonçait un film d'adolescent. Ce qui refroidit un peu quand on s'attend à du bon zombie bien sanglant, bien drôle (une histoire de zombie, quoi !). Mais les personnes qui se sont rendues dans les salles obscures pour le savourer m'ont raconté qu'il contenait un second degré bien sympathique, et un certain humour rééquilibrait le côté trop juvénile de l'histoire.
Oui mais quid du livre ?

R est un zombie. Comme tout zombie, il se nourrit de chair humaine et essentiellement du cerveau humain. Miam. Il arrive a articulé deux trois mots, et sinon, son vocabulaire se limite à des borborygmes peu compréhensifs pour le quidam vivant. Il vit dans un aéroport et, même s'il fait partie d'une communauté de Morts errants, il affectionne une certaine indépendance dans un avion à l'écart des autres où il se réfugie pour retrouver des "souvenirs" récupérés lors des chasses quotidiennes auquel il participe avec les autres zombies. Mais plus que cela, alors que ses propos sont presque inintelligibles, ses pensées sont toujours celles que nous avons, qu'il a eu avant d'être touché par l'épidémie. Bref, il est un zombie un peu particulier quand même.
Jusqu'au jour où il part chasser avec les autres, et où il dévore le cerveau d'un humain désespéré et épris d'une certaine Julie. La Julie en question, R décide sans vraiment comprendre ce qui lui prend, de l'emmener avec lui, dans son avion, avec les zombies autour…

C'est vendu comme un Roméo et Juliette revu. C'est pas faux en même temps.
J'ai eu beaucoup de mal à le lire, car le rythme est vraiment totalement en adéquation avec le thème : zombiesque ! Du coup, on avance poussivement dans l'histoire, sans trop savoir où on nous entraîne, suivant R et Julie dans leur relation particulière. Pour ne pas être trop injuste avec ce roman, on peut quand même trouver que R est finalement attachant : on a envie de le connaître mieux, de voir comment il évolue, de le suivre. Mais cela reste quand même peu transcendant. Les dernières trentaine de pages sont plus attrayantes, le rythme s'accélère un peu, mais même avec de l'action, je n'ai pas réussi à vraiment l'apprécier. J'étais plutôt pressée d'en finir. Et justement, pour ce qui est de la fin, je m'attendais à quelque chose d'autres (quoi, je ne saurais vous dire), en tout cas quelque chose de plus surprenant. Mais nous avons finalement une fin assez logique avec le reste de l'histoire, un happy end qui s'imposait depuis le début. Du coup, on se dit que l'auteur a vraiment pris son temps pour raconter son histoire qui ne cassait pas trois pattes à un canard, et qui ne nous a pas émus plus que cela. Malgré quelques idées bien vues mais finalement pas assez mises en valeur, le tout se résume à un "mouais" sans plus.
Si vous êtes bon public, pourquoi pas.

Régression pour les droits d'auteur : ou comment le numérique tue la culture !

Les droits d'auteur datent de 1793, et sont le résultat d'une longue lutte menée par Beaumarchais.
Et bien, l'arrivée d'une nouvelle loi, en ce début du XXIe siècle, pourrait abolir ce droit pourtant si juste !
Je vous laisse lire le post de Jean-Philippe Jaworski, qui nous retrace l'histoire du droit d'auteur, de ses prémices à aujourd'hui… peut-être sa mort !
Encore une régression que nous vivons, et qui pourrait bien donner à des pacifistes comme moi des envies de révolution !

vendredi 19 avril 2013

Petit film pour cet été…


Ça a l'air très loufoque, et un peu trop humour américain, mais au final, pourquoi pas ?
Après tout, on n'en demande pas plus pour un film d'été, non ?
Et j'aime bien Jeff Bridges !
Pour ce qui est de l'histoire, je crois qu'il s'agit de policiers qui sont morts, et qui sont embauchés pour travailler dans un département spécial, où ils sont chargés de poursuivre leur travail mais avec tous les aléas de la mort, histoire de sauver des âmes… Le héros (le brun qui jouait Green Lantern) est bien décidé quant à lui à retrouver son assassin. Il a pour coéquipier un vétéran de ce département, Jeff Bridges.