vendredi 8 avril 2016
Lecture : La légende de Momotaro
Dans le cadre de la dernière Masse Critique spécial jeunesse, j'ai été sélectionnée et j'ai reçu cet album des éditions Marmaille et compagnie. Un grand merci à Babelio et à la maison d'édition de ce bel illustré tout en poésie.
Momotaro est issu d'une pêche, qu'une vieille femme a reçu entre les mains alors qu'elle lavait son linge dans une rivière. Cet être alors minuscule va se révéler extraordinairement fort, au point de se voir confier une mission digne d'un héros…
Mon petit laïus, totalement dénué de poésie et de musique est tout le contraire de cette légende qui se lit à haute voix. La musique des mots répond à celle des illustrations magnifiques et le tout nous emporte facilement au cœur du Japon, aux côtés de cet être formidable de force et de simplicité à la fois. Un très beau conte à lire à son enfant, et même à soi-même, pour nous préparer à de doux rêves…
Un très bel objet à offrir, à s'offrir, à découvrir !
Et le petit mot qui accompagnait le pli était fort sympathique !
mardi 5 avril 2016
Lecture : Anno Dracula
Dans le cadre de la 8e session du Club Sormand, me voilà partie dans la lecture de ce roman de Kim Newman, pas si jeune que ça en a l'air, et pas si kitch que ça en a l'air non plus ! ^_^
Imaginez que Dracula n'ait pas été tué par Van Helsing et sa bande de potes, mais que le scénario inverse se soit produit. Le comte a converti la reine d'Angleterre en la transformant en non-morte, et en répandant sa cause telle une mauvaise épidémie dans tout Londres. Du coup les vivants et les vampires se côtoient, bon an mal an, au milieu du fog épais et des ruelles crasseuses. Et parmi tout cet embrouillamini, il y a ce bon vieux Jack qui manie le scalpel… en argent bien sûr, éventrant et terrorisant nos amis aux crocs acérés, et ravivant davantage les tensions entre les deux races, humains et vampires.
C'est une lecture bien sympathique et une alternative au récit de Bram Stoker qui est assez réussi je trouve. Disons que je m'attendais à un traitement chaotique mais le tout tient bien la route et c'est également un vrai plaisir de pouvoir croiser d'autres personnages connus, fictionnels ou bien réels, dans ce brouillard londonien de 1888. J'aurai peut-être éliminé un ou deux personnages en cours de route, mais j'ai la main leste et le scalpel facile ^_^. Cela dit, j'ai bien apprécié la transposition de Jack L'Éventreur dans le milieu vampirique et au sein même du récit bien amorcé par Bram Stoker.
Sans aller jusqu'à louer son écriture qui ne semble pas exceptionnelle, l'auteur arrive tout de même à nous mener dans les rues de Londres, sur les traces de Jack et sous l'emprise du comte Dracula avec adresse : on a envie de connaître le fin mot de cette histoire et l'on sent que l'auteur s'est documenté pour distiller au plus juste les éléments empruntés à l'Histoire, et ceux empruntés à la fiction, en les mêlant habilement et savamment. L'atmosphère est bien celle que l'on attend pour cette histoire, même si l'on ne ressent pas autant d'effroi et d'angoisse que dans celle de Stoker : on aurait peut-être voulu un peu plus de frémissements face à Jack. Quant aux différents personnages que l'histoire met en scène, ils sont tous assez attachants, à leur manière, et leurs différences les rend d'autant plus attrayants. Certains préfèreront peut-être l'espion gentleman, d'autres la vampire au physique de jeunette mais comptant de nombreux siècles à son actif. D'autres encore adhèreront à la cause du Docteur lorsqu'on trouvera un certain charme à la superficielle Pénélope…
Quant à la fin, elle est correcte et répond bien à la logique de l'ensemble. La nouvelle édition propose également une fin alternative, celle issue de la nouvelle originale, mais je préfère celle qui a été retenue pour le roman.
Pour résumer le tout, je dirai que l'auteur s'en sort brillamment dans cette reprise d'un récit culte, LE récit de vampire par excellence, celui qui a engendré les autres plus récent. Ce n'était donc pas facile de se frotter à l'ami Bram, et de reprendre son histoire en la modifiant selon son gré. Très vite, on aurait pu décevoir les inconditionnels de Dracula, mais j'en fais partie et je trouve que c'est franchement pas mal du tout !
Il existe également une suite à ce roman. Mais l'histoire de ce premier tome a le bon goût de présenter une fin suffisante pour que sa lecture puisse se terminer-là, si l'on ne souhaite pas poursuivre la route des personnages… survivants !
À lire, car c'est une très bonne fan-fiction (lol) !
jeudi 17 mars 2016
Lecture : Le Meurtre de la Saint-Valentin
Jillian Talbot, auteur de roman policier à succès, voit sa vie progressivement basculer lorsqu'elle reçoit une carte à la Saint-Valentin. Un plaisantin semble vouloir la harceler. Mais est-ce vraiment juste une mauvaise blague, ou bien un réel fou qui lui cherche du mal ? Car il semblerait qu'il l'observe et qu'il sache où elle va, avec qui elle est et ce qu'elle fait. Mais le plus inquiétant est peut-être de savoir ce que sont devenues ses copines d'Université, les Éléments, comme elles aimaient se nommer à l'époque…
Dans le cadre de notre nouvelle session CaroLire, j'ai lu ce roman policer un peu daté qui semblait être un énième roman policier aux ficelles grossières et cependant efficaces. Mais je dois pourtant démentir ce préjugé qui nous habite presque tout au long de la lecture, jusqu'au dénouement. Cette fin, elle est magique, car elle renverse tout et permet de savourer tout le reste et toute l'ingéniosité de l'histoire bien tressée par l'auteur. Je souhaitais une fin horrible, la mort de l'héroïne, ou d'un de ses proches, quelque chose qui me change des happy end habituels des romans policiers trop lisses pour mémères en mal d'émotions fortes. Et bien, la fin ne se termine pas ainsi, mais elle est bien plus horrible que ça ! Je n'en dis pas plus, lisez-le. Il est bien écrit, suffisamment pour que les pages se tournent toutes seules. Vous aurez la sensation d'être en terrain connu et même conquis, mais sans pour autant ressentir trop de lassitude qui vous feraient fermer le livre. Et puis, vous aurez surtout à l'esprit ce que je viens de vous dire : la fin vaut le détour ! Mais elle ne peut être dûment savourée que si l'on a lu toutes les pages précédentes.
Alors, qu'est-ce que vous attendez ? Vous passerez un bon moment. Je ne vous parle pas de coup de cœur, loin de là, ni d'un récit qui va bouleverser votre vision du roman policier. Mais il reste tout à fait plaisant à lire et on a vraiment le sourire en le refermant, content d'avoir été un peu dupé (oups, j'en ai déjà trop dit !)
vendredi 11 mars 2016
Lecture : Lockwood & co T2 : Le crâne qui murmure
Oubliez la couverture, oubliez le titre ! Focalisez-vous sur vos bons souvenirs du tome 1 et enquillez la lecture de ce seconde tome sans tarder.
Et même si vous ne vous souvenez plus tellement du précédent tome, ce n'est pas bien grave. L'essentiel est d'avoir gardé en mémoire les personnages sympathiques qui la composaient.
Car les revoici en scène dans une nouvelle histoire de fantôme, cette fois-ci celle un peu plus sombre d'un scientifique obscur, déjà assez effrayant de son vivant, dont le cercueil semble avoir été pillé. Le voleur présumé est bientôt retrouvé à quelques pas dans le même cimetière, mort de peur. Drôle d'enquête pour nos 3 agents de Lockwood & co. Mais si ce n'était que ça : ils se sont lancés dans un défi de taille à savoir une compétition entre l'agence Lockwood and co et celle de Kipps. Celle qui arrivera à résoudre l'affaire avant l'autre sera déclarée meilleure agence de tout Londres. Et comme s'il fallait rajouter une autre difficulté, voilà que le crâne dans le bocal, que George chercher désespérément à refaire parler en le soumettant à des expériences folles, daigne enfin ouvrir le dialogue. Enfin, seule Lucy l'entend, ce qui ne facilite pas les rapports un peu tendus entre les différents membres de l'agence Lockwood & co…
J'ai trouvé cette histoire un peu plus molle que la précédente. Elle ne peut plus jouer sur l'originalité du début, puisque c'est une suite, et l'histoire en elle-même met un peu de temps à démarrer. On a également cette impression qui nous suit tout au long de la lecture que cette histoire n'est qu'un prétexte, une transition. Elle est là pour conduire gentiment le lecteur vers une révélation choc qui ouvre sur la suite, à savoir le tome 3. Je n'en dirai pas plus, mais ça m'a tellement mis l'eau à la bouche que je trépigne d'impatience de lire le tome 3, qui paraîtra en mai prochain.
Je termine ce billet par ma profonde incompréhension face aux couvertures de la version française, lorsque l'on tombe sur celle étrangère. Je soupçonne nos voisins de faire deux versions : une version avec une couverture clairement destinée à la jeunesse, et une version avec une couverture plutôt adulte. J'avoue ma préférence non dissimulée pour la version adulte, qui, pour ce tome-ci, est en accord parfait avec le thème principal du livre (contenu dans son titre même) : le fameux crâne du bocal en verre. J'arrête-là d'en parler, je glisse juste le visuel ci-dessous histoire de vous donner envie de lire la série (pas mal du tout d'ailleurs mais que la couverture dessert totalement à mon avis).
En tout cas, moi j'aime beaucoup Lockwood, et je lirai la suite avec plaisir !
dimanche 28 février 2016
Lecture : Le Grand N'Importe Quoi
Heureuse sélectionnée à un Masse Critique spéciale, j'ai reçu ce petit bijou, dernier né de J.M. Erre aux éditions Buchet Chastel. Un grand merci à cette dernière et à Babelio pour ce moment si délicieux !
Dans un village français, Gourdiflot-le-bombé, de nombreux personnages vont se croiser pendant une nuit : le samedi 7 juin 2042, et plus précisément à 20h42, pendant une minute interminable, Arthur, habillé en Spider-man venu accompagné sa copine à une soirée déguisé chez des culturistes, Lucas, qui s'échappe de chez lui suite à un grave malentendu s'étant retrouvé avec Marilyn Monroe à moitié nue sur lui lors même que le compagnon de la blonde a pénétré dans l'appartement, Francis et J-Bob, le barman du Dernier bar avant la fin du monde et son éternel client, Alain Delon, sur le point de mettre fin à ses jours alors que des extra-terrestres sont venus le rencontrer, et l'auteur de l'Incroyable révélation, qui délivre dans son œuvre la vérité sur nos origines… Chacun y tient son rôle, et cette minute infinie devient un véritable cauchemar pour Arthur, réfugié monégasque depuis que le rocher est gouverné par les islamistes, car il va d'humiliation en humiliation. Arrivera-t-il à y mettre fin ?
J'avais déjà lu Le Mystère Sherlock que j'avais bien aimé, pour son humour et son pastiche.
Ce roman est, pour moi, bien au-dessus et monte d'un cran dans sa revisite d'un genre, ici la science-fiction, tout en la distillant de critique sociale, le tout bien arrosé d'humour délirant qui amène le lecteur sur le terrain de l'absurde, et même pire, sur celui du grotesque ! Je n'ai jamais réellement rigolé en lisant un livre. Il m'est arrivé de pouffer en souriant, mais pas d'éclats de rire bien francs agrémentés de larmes. Et bien c'est pourtant ce qu'il m'est arrivé dans mon train, sans crier gare, et avec un suprême bonheur. Alors, rien que pour ça, je remercie chaudement l'auteur. Car ce n'est pas donné à tout le monde. Je trouve bien plus facile de faire pleurer son lecteur que de le faire rire aux éclats jusqu'aux larmes. Et quoi de plus agréable que ce plaisir pur après une dure journée de labeur ? C'est de la parfaite détente, sans pour autant rester dans le pipi caca qui ne mène nulle part. Car le tour de force de l'auteur est d'apporter sa critique, de la télé-réalité, aux culturistes, en passant par les religieux et les sectes, les piliers de bar et les mordus de SF, l'humour vrille tout cela dans un grand n'importe quoi et à coup de paroles de chanson pour beauf en soirée. On se répète tout du long que c'est n'importe quoi, en ricanant, mais l'histoire ne perd jamais sa logique et son sens, même si le "bon" (sens) est un peu bousculé. C'est juste génial. Ce n'est pas de la grande littérature devant laquelle on se pâme mais c'est, pour moi, de la très bonne, de l'excellente lecture. Je n'ai pas peur de mettre ce roman sur le même rayon qu'un classique bien écrit car il me procure autant de plaisir à le lire. D'autant plus que le rire qu'il provoque est étroitement lié avec sa plume superbement maniée : c'est très bien tourné, écrit, et c'est d'ailleurs ce genre d'humour que je préfère. Ces phrases bien amenées qui s'enchaînent avec une aisance à vous rendre jaloux de ne pas avoir autant de talent ! C'est ça qui provoque le rire, et la montée crescendo dans l'absurde délirant et barré, toujours dans un verbe soutenu et si bien maîtrisé. Chapeau !
Et, encore une fois, il est toujours plus facile de passer pour un bon auteur quand on fait dans le drame, alors qu'on est rarement salué comme grand quand on fait rire. C'est bien dommage, car c'est tout autant le pur génie qui est en jeu et, en plus, pour la bonne cause : faire réfléchir en riant à gorge déployé.
Vive Le Grand N'Importe Quoi ! Un nouveau coup de cœur pour moi cette année !!!! (j'espère juste que l'année va tenir ses promesses et que je ne suis pas en train de griller tous mes coups de cœur littéraires dans les deux premiers mois !!!)
vendredi 19 février 2016
Lecture : Les petites fées de New York
Morag et Heather sont deux fées écossaises, qui portent le kilt et manient le archet de violon avec grande dextérité. Elles sont également expertes pour s'embrouiller et provoquer des catastrophes sans précédents, au point de se retrouver en plein New York. Mais s'il n'y avait que ça… car d'autres fées ont également débarqué à New York sans crier gare, dont les enfants du roi Tala de Cornouailles, ce dernier étant très mécontent et prêt à tout pour les retrouver. Quant aux humains, ils ne voient pas les petites fées normalement, mais Dinnie et Kerry ne peuvent très vite plus se passer de leur service, parfois à leurs dépens. Et que dire des autres fées, les newyorkaises, chinoises, italiennes et ghanéennes qui trouvent Morag et Heather très douées pour le grabuge en tout genre… il semblerait que la guerre soit déclarée, ou comment voir les fées de l'autre côté du miroir.
En voilà un roman qui ne paye pas de mine et qui se lit vite et bien ! Du kilt, du pure malt, du violon, de la gigue et des fleurs, un soupçon de bataille pas très rangée et beaucoup de confusion, voilà un bon résumé de cette histoire qui vous montre les fées comme vous ne les avez jamais lues : tantôt petites pestes, tantôt musiciennes hors pair, mais surtout accroc au whisky. Qu'elles soient d'Écosse, d'Irlande, de Cornouailles ou de New York, elles sont toutes différentes et se ressemblent. Petits êtres de 15 cm de haut, elles ont l'art et la manière de se faire aimer par tous, humains compris, surtout ceux qui ont le privilège de les voir. Mais ne vous attendez pas à de petits anges ailés, ce serait plutôt de petits diables sans les cornes mais bouillonnants de vie.
C'est assez frais et sympathique, ça part un peu dans tous les sens, et ça nous montre un New York différent de celui de Lisa Minelli ^_^ Je regrette juste que certains personnages n'aient pas plus de profondeur, car on ne s'attache pas vraiment à eux. Les deux petites fées espiègles peuvent sembler agaçantes, mais sont finalement juste maladroites et au final très sympathiques. Le tout est un bon cocktail pour se détendre mais reste, à mon goût, un peu trop à la surface des choses. C'est dommage car on sent clairement pointer une critique sociale sous les dehors simplistes de cette histoire, qui aurait gagné à être plus approfondie, ne serait-ce que pour ressentir un petit pincement au cœur de ne pas pouvoir les voir… ces "bonnes" fées ! Là, on a juste le sentiment d'avoir passer un moment, ma foi, agréable, mais pas inoubliable. Peut-être que mes attentes étaient trop fortes, surtout avec une préface de Neil Gaiman. À lire, pourquoi pas, pour voir les fées autrement que celles de Disney.
jeudi 11 février 2016
Lecture : La santé par les plantes
Lors de la dernière Masse Critique, j'ai eu la chance d'être sélectionnée et j'ai reçu ce petit roman "noir" accompagné d'un gentil mot. Un grand merci à Babelio et aux éditions Hélios pour ce moment très agréable de lecture.
Gastby Legrand, à la tête d'une entreprise pharmaceutique, a fait le calcul : il a passé 4,8 ans de sa vie aux toilettes. Tout cela à cause de sa constipation chronique qui lui pourrit la vie depuis ses 16 ans. Face à ce constat effrayant, il est bien décidé à mettre définitivement fin à ce calvaire et pose un objectif impossible à son équipe : trouver un médicament qui soulage de ce mal infernal en seulement trois mois – histoire qu'il passe de bonnes vacances, pour la première fois depuis des années.
C'est alors qu'un indien nommé Douglas, fort d'escroqueries scientifiques en tout genre pourvu que ça rapporte, se saisit de cette trop belle occasion de faire fortune : un arbre rare pourrait être la solution d'une supercherie énorme et très rentable. Il arrive alors à convaincre l'équipe de bras cassés de Gastby et part sur les traces du végétal…
Ce livre est complètement barré. J'ai déjà lu des livres délirants, mais en général, ils appartiennent à un délire convenu, un délire "connu" déjà rencontré. Celui-ci, il fait dans le délire original. L'histoire débute quand même sur une affaire de constipation qui sera le moteur d'aventures australiennes et morts en tout genre dans le seul but de retrouver un transit normal ! Rien que ce synopsis devrait vous faire sentir le niveau du délire. Et cette idée, ô combien géniale et savoureuse, est bien entendu couplée d'une écriture fabuleuse pleine d'humour. C'est complètement barré et complètement drôle et terriblement génial. Je me répète, mais je ne peux pas m'en empêcher. Il faut absolument lire cette histoire rocambolesque, ne serait-ce que pour mes personnages préférés : Narcisse et Flore. Je ne peux pas vous en dire plus mais je les adore. C'est LE livre qui arrivera à vous tenir éveiller le soir dans le train alors que vous êtes un zombie sur pattes, LE livre qui arrivera même l'impossible à savoir vous faire littéralement pouffer de rire alors que vous êtes entourée de zombies sur pattes aux têtes d'enterrement. C'est LE livre à lire quand vous voulez passer un réel très très bon moment, et qui vous fera regretter de lire la dernière page, nostalgique de cette lecture si agréable. C'est un véritable coup de cœur, j'adore ! Merci à M. Francis Mizio pour ce moment de pur délice, on en redemande.
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