mercredi 2 août 2017

Lecture : Leçons de vie par Catsass


Heureuse gagnante Masse Critique de Babelio, j'ai reçu ce livre des éditions Hors Collection.
Je ne connaissais pas du tout le blog, mais explorer un livre où c'est un chat qui donne une leçon de vie, c'est irrésistible.
J'aime les chats parce qu'ils sont les animaux domestiques les moins domestiqués, parce qu'ils ne suivent aveuglément qu'eux-mêmes, parce que leur maître est un meuble de leur territoire comme un autre, et parce que son seul intérêt est qu'il lui serve à manger et lui change sa litière.
Ce livre était donc fait pour moi.
On pourrait presque comparer Catsass à Garfield, aussi horripilant, aussi détestablement attachant.
Alors que je m'attendais à une BD, je reçois un recueil de petites activités, blagues, jeux, aux dessins subtils, à la fois simples et expressifs d'un chat dont la philosophie de la vie est… totalement improbable et impayable. Pour se délasser, se changer les idées, une sorte de cahier de vacances intemporel qui permet de divertir totalement l'esprit sans prise de tête et surtout… en se bidonnant !
À découvrir pour un plaisir simple et pur !

dimanche 9 juillet 2017

Lecture : Chasse royale T1

Il s'agit du tome 2 de la trilogie Rois du Monde, de Jean-Philippe Jaworski, suite du premier tome Même pas mort. La jaquette de couverture est une reproduction du célèbre bas-relief du chaudron Gunderstrap représentant le dieu celtique Cernunnos, divinité de la virilité, de la vie, et par là-même, peut-être le présage de la mort si on le voit.
Cette reproduction prendra évidemment tout son sens au cours de la lecture, mais si l'on s'attarde davantage sur les écritures que sur le dessin, la jaquette nous annonce un premier tome de la Deuxième branche. Cette deuxième branche se divise donc en plusieurs tomes, au moins deux voire même, en toute logique, trois, et la trilogie ne se composera donc pas de trois livres, comme on pourrait le penser assez simplement, mais bien d'au moins quatre ou cinq livres. Cette particularité est bien évidemment dû à notre cher conteur, un peu bavard pour notre plus grand plaisir.

Le conteur de l'histoire est Bellovèse, comme pour le premier tome, et il semble vouloir s'attarder à une partie douloureuse de son récit : la mort de son frère, Ségovèse. Bien que son oncle soit responsable de la mort de leur père, les deux frères ont fait le choix de son parti, et Ambigat leur oncle et Haut Roi celui de les accepter auprès de lui. Les autres Héros semblent également les compter parmi les leurs au fur et à mesure de leurs aventures. Cela dit, Ambigat devient impopulaire et ne semble plus avoir le concours des Dieux. Le peuple se détourne alors de lui et les guerres éclatent.

Je ne suis pas du tout satisfaite de mon résumé, ou plutôt, ma mise-en-bouche mais c'est un exercice que je n'aime pas faire, d'autant plus lorsque le roman est une si grande épopée. Il est toujours difficile de vouloir raconter sans rien omettre, mais sans rien raconter non plus d'importants pour inciter à le lire, un roman qui s'étale sur autant de pages et de tomes. C'est un peu comme vouloir résumer Le Seigneur des Anneaux, on pourrait se limiter à : "C'est l'histoire d'un Monde où se côtoient différentes races comme les Elfes, les Hommes, les Nains, les Hobbits, les Dragons, les Orcs, les Ents, etc. et où un jour, certains se liguent pour ne pas que l'être du Mal ne détienne le Pouvoir sur tous, concentré dans un anneau."
Un peu bizarre non ? Mais je m'éloigne du sujet.
Ce roman est donc une suite, qui nous plonge à nouveau dans l'univers des Celtes, mais non pas celui que l'on apprend succinctement en classe, mais dans un monde plus réaliste, auquel on adhère bien plus facilement, aux personnages que l'on croirait (et qui le sont peut-être) historiques, nous racontant leur histoire qui, finalement, est un peu la nôtre. Quel plaisir de pouvoir ainsi lire une histoire sur des Celtes, si peu connus, avec leurs croyances, leurs rites, et leurs incroyables batailles. On s'y croirait, on est à leur côté alors qu'ils sont transpercés d'épées, alors qu'une montagne leur démolit la tête, alors qu'ils hurlent en courant vers l'ennemi qui, hier, était encore l'ami avec lequel il trinquait. Les druides, aux pouvoirs presque surnaturels, les êtres à la lisière du réel et du rêve, mythologiques, qui interfèrent sur la vie des hommes, apportent quant à eux la petite touche fantastique qui n'est qu'un léger voile dans cette histoire réaliste. Le seul bémol que l'on pourrait donner à ce récit, mais peut-être parce que je suis une lectrice, est la quasi absence des femmes qui, pour le coup, n'ont que peu d'influences sur les hommes qui tuent, conquièrent, trompent, aiment, et font vivre leur petit monde lorsque les femmes restent à la maison.
Malgré cela, les tableaux que nous offrent l'auteur sont peint avec vigueur, couleurs, on les imagine aisément, on ressent presque les odeurs, les sensations physiques, on y entend une certaine musique. Lorsqu'ils sont partis chasser le Grand Cerf, et se perdent dans la forêt, Bellovèse et ses compagnons y découvrent une vision d'horreur, et bien on a presque la chair de poule à leurs côtés… Au cours de la fête de Beltane, ils se retrouvent en dehors de la cité et constatent une trahison, et là on a le cœur qui bat, on cherche à savoir… La grande bataille qui oppose Ambigat et sa troupe à ceux qui cherchent à le détrôner est particulièrement brutale et si réaliste, on a presque nous-même des blessures… Et sa rencontre avec le dieu de la Forêt, qui doit être Cernunnos et qui montre bien comment les dieux considèrent les hommes…
Je m'arrête là, je pourrais en citer bien d'autres, tous de magnifiques tableaux, des scènes qui se gravent dans notre esprit et qu'on voudrait rejouer à loisirs.
Quant aux personnages, ils ne sont bien évidemment pas en restes, sans leur consistance ces tableaux seraient bien vides et inanimés. Ils sont tous attachants, à leur manière, énervants aussi parfois, bref, vivants. Et on aimerait aussi en savoir davantage sur les dieux qui habitent aussi ce monde. On ressent d'ailleurs presque une petite frustration car leur apparition à le goût de trop peu. Mais c'est aussi pour cela qu'on aime ce roman, pour sa retenue et son bon dosage de chaque élément.
Quant à l'écriture, elle est là pour nous enchanter, comme d'habitude, et nous empêcher de détourner le regard des pages qui s'enchaînent sans que l'on crie gare.

Aller, au tome II !


mardi 27 juin 2017

Lecture : Faire son pain au levain


Dans le cadre d'une Masse Critique, j'ai été sélectionnée et eu la chance de recevoir ce petit livre pour apprendre à faire son pain… au levain. Et attention, ce dernier élément est d'une importance capitale.
Il s'agit d'une sorte de pâte essentielle, faite d'eau et de farine, de bactéries environnantes, qui permet au pain de lever. Un peu comme la levure mais en mode traditionnel non chimique, naturelle, à l'ancienne quoi.
Le livre nous explique comment faire son levain, puis son pain, sans que cela n'exige un four à pain, une cuisine équipée en mode boulangerie, bref, le B.A.BA pour le réaliser dans sa petite cuisine de ville. Il faut pour se faire un four (normal) avec possibilité de désactiver la chaleur tournante (idéalement, dans le cas où vous auriez un four à chaleur tournante), un récipient, et de la patience.
Les explications sont claires. Il y a plusieurs parties. Une première partie traite de la levure, du levain, et de leur différence, accompagné de quelques recettes, comme par exemple le pain d'épices. Le levain est bien décrit et expliqué, avec schémas et diagramme. L'auteur n'est pas un boulanger ou spécialiste éminent qui userait de termes techniques complexes incompréhensibles. Au contraire, c'est comme si votre voisin venait vous raconter ce qu'il a appris sur cet ingrédient d'antan, et comment le faire soi-même. Il est tout à fait possible d'y arriver sans avoir fait de CAP boulangerie, juste à la lecture de ce manuel.
Puis, dans la deuxième partie nous rentrons dans le vif du sujet : comment faire son pain (avec le levain que l'on vient de réaliser). C'est pas trop mal expliqué, mais la recette du pain manque de précision. Exemple, l'auteur nous dit de prendre quelques verres d'eau, sans autre indication de mesure. On est vite perdu car dans sa petite cuisine de ville, on a bien évidemment, le verre issu du pot de moutarde (avec Spiderman, ou la Fée Clochette, selon les goûts), le verre de vin, le verre de jus de fruit, le verre qui traîne sur la paillasse dont on ignore absolument la capacité… Cela dit, le livre est très illustré et l'auteur a pris soin d'ajouter beaucoup d'images pour étayer son propos, ce qui nous sauve un peu.
En pratique, ce livre nous donne bien envie de se lancer. On arrive à faire son levain, mais pour la recette du pain, on s'égare un peu sur le net pour trouver
des recettes plus didactiques, avec des mesures plus précises et mieux guidées. Cela étant dit, ce petit manuel est tout à fait agréable à compulser et aide bien pour un début. Pour le levain, c'est un bon professeur. Pour le pain, il faut peut-être s'aider un peu à droite à gauche mais ce n'est pas ce qui manque sur le net.
Enfin, et c'est important, le livre ne s'arrête pas là et une troisième partie traite du gluten. En ces jours bénis pour les vegans, les accros au bio, ou tout simplement les pauvres personnes allergiques, ce livre nous apporte également quelques notions sur cet élément, propose de réaliser son levain sans gluten, des recettes de pain sans gluten, contentant ainsi les personnes qui, pour une raison ou une autre, souhaite éviter cet ingrédient.

Grâce à ce livre, on obtient en définitive un bon pain, gourmand et savoureux, et la cuisine de ville devient pour quelques jours notre petite boulangerie personnelle !

Aller, hop, une petite photo d'un pain fait maison :


Pas mal hein ? ^_^

mercredi 31 mai 2017

Lecture : Récits du demi-loup T2 : Les Terres de l'Est / Fleurs au creux des ruines


J'ai enchaîné le premier tome de cette histoire par le deuxième tome, en toute logique, mais surtout sans laps de temps entre les deux tomes.
L'histoire du tome 1 toute fraîche dans ma tête me voici en train de lire la fuite du couple Aldemor et Cathelle, cette dernière enceinte, le départ de Calvina et Lufthilde de Véridienne et leur retour au domaine des Éponas, avec les Chats, la prise de pouvoir croissante de Malvane et ses nombreuses initiatives plus ou moins bien reçues par le peuple du demi-loup, commenté par sa suivante restante Nersès.
Surtout, on en apprend davantage sur le passé d'Aldemor et ses années passées à l'Est, détenu par l'Empereur. On vit les péripéties de Cathelle dans le désert. On suit les recherches des suivantes Lufthilde et Nersès sur leurs origines… et on est spectateur impuissant des bouleversements qui touchent le demi-loup, touché chaque jour davantage par la Mort de l'Eau.

Ce tome est bien plus sombre que le précédent. Il est une suite logique, on ne peut donc pas le qualifier de meilleur ou non, ces considérations n'ayant pas lieu d'être.
J'ai apprécié de connaître enfin les péripéties d'Aldemor à l'Est et surtout d'en apprendre davantage de cet "ennemi" inconnu. Le destin de Cathelle a été aussi une surprise et même s'il est loin d'être heureux, il n'en est pas pour autant trop tragique. Disons que l'auteur ne plombe pas l'ambiance, et ce de manière générale, lors même que l'histoire pourrait s'y prêter. Sans parler de ton léger qui ne correspondrait pas non plus aux situations, le format du journal, et l'alternance des différents points de vue aident à temporiser et à équilibrer l'ensemble. Certes, l'histoire se dramatise, mais l'espoir est encore présent et le tome se termine sur une note plutôt optimiste.
J'ai à nouveau hâte de lire la suite !

Pour nous faire patienter, les éditions Les Moutons électriques ont eu la bonne idée de publier un petit recueil de nouvelles issues du même monde :

Les histoires ici rassemblées ne s'insèrent pas dans la continuité des récits du demi-loup, ils sont plutôt une préquelle à l'univers développé dans les romans. Ils nous aident à mieux appréhender le monde et à mieux comprendre certaines parties de l'histoire, tout en nous faisant quelques clins d'œil. Je pense qu'il est mieux de le lire après la lecture du tome 2, en attendant le tome 3, mais il peut aussi être lu entre les tomes 1 et 2.
On suit d'abord un roi déchu et sa fille un peu spéciale, repoussée par l'envahisseur d'une cruelle façon et dont la fin fait écho au tome 2 fraîchement lu. Puis, on est spectateur de la correspondance entre un jeune soldat engagé pour sa belle, et la belle en question qui s'apprête à intégrer une école d'Art un peu particulière. Tous deux vont s'apercevoir au fil des lettres que leur expérience les mène sur des chemins bien différents. Ensuite, ce sera au tour d'un noble de faire face à l'Apocalypse avec son chat, et la dernière histoire s'attarde sur l'après de cet événement apocalyptique en suivant deux adolescents aux origines différentes et terminer ainsi sur une note d'espoir.
Les quatre histoires sont vraiment très différentes, les personnages principaux également ce qui n'empêche pas l'auteur de nous les rendre tous attachants. On est presque déçu et un peu triste de ne pas connaître la suite de leur histoire à chacun, mais peut-être qu'un autre recueil sera prévu plus tard ou, pourquoi pas, un autre roman… En tout cas, Chloé Chevalier se révèle à nouveau enchanteresse. Car pour finir, quelques soient les petits défauts qu'on pourrait y trouver, ses histoires ne nous laissent jamais indifférents et nous poussent à toujours tourner la page pour connaître la suite.

Il ne me reste plus qu'à me procurer le tome 3 du Royaume du demi-loup… ^_^

lundi 10 avril 2017

Lecture : Récits du Demi-Loup T1 : Véridienne

Pour mon anniversaire, j'ai voulu renoué avec la lecture et j'avais mis sur ma liste de souhait pas mal de romans des Moutons électriques. J'ai reçu ce roman de Chloé Chevalier que j'ai avalé rapidement.

Le Royaume du Demi-Loup est un royaume assez étrange. Peu avant sa mort, le roi a décidé de léguer les rênes à son fils aîné, et de nommer son fils cadet comme une sorte de bras-droit du roi qui gèrerait la partie Est du vaste royaume, les Eponas. Mais plus étrange encore sont ses coutumes qui voient les membres de la royauté affublé d'un suivant dès la naissance : lorsqu'un héritier naît, le père part à la recherche de son "double" du même sexe né le jour d'après et qui devra le suivre, le conseiller, l'épauler, le seconder toute sa vie durant, sans connaître ni ses origines ni même avoir l'occasion de pouvoir revoir sa véritable famille. Le suivant, ou la suivante, devient membre de la famille royale et voue sa vie au prince ou à la princesse auquel il est attaché.

Ce récit pose comme originalité de mettre en scène les relations des uns et des autres, par le biais de journaux intimes ou de lettres. Et cette alternance permet de modifier sans cesse le point de vue et les sentiments qui relient princes, princesses, rois, suivants, dans cette intrigue qu'il est difficile de résumer par une simple intrigue de Cour, même si finalement, c'est un peu ce qu'elle est. Le Château de Véridienne est le cœur du Royaume gouverné par Aldemar, le frère aîné, tandis que le Château des Eponas n'est que l'annexe. Pour autant, de nombreux événements vont se succéder et modifier tragiquement le destin des différents protagonistes. Les 5 jeunes filles que sont les deux princesses et leurs suivantes, avec cette curiosité pour la princesse Malvane d'avoir 2 suivantes au lieu d'une, sont tour à tour de jeunes enfants insouciantes, des adolescentes qui s'ouvrent à la vie et des jeunes femmes qui deviennent adultes et se retrouvent confronter malgré elles aux intrigues politiques, bien plus graves que leurs petites querelles puériles. Le retour au pragmatisme de la réalité n'est pas sans heurt, et le retour plus concret du jeune prince parti en guerre une quinzaine d'année va faire exploser tous les fils lentement tissés et entremêlés pour un dénouement qui ne souffre pas l'attente de la lecture du tome 2 (que je viens de commencer d'ailleurs).
L'écriture nous plonge aisément à une époque, bien qu'issue d'un lieu complètement imaginé, que l'on pourrait situer post Renaissance. Le langage est soutenu et agréable à lire, les journaux s'enchaînent et coulent aisément, on avance rapidement dans le récit. L'intrigue rebondit dans ses perturbations de façon logique et fluide, tout en maintenant surprise, stupeur qui nous tiennent si bien en haleine dans une histoire. Les rebondissements ne sont pas hasardeux et l'auteur n'a pas peur de trancher quelques têtes lorsque l'histoire en éprouve le besoin, sans que cela soit gratuit. Les personnages ne sont donc pas à l'abri d'un dénouement tragique ou complexe. On pourrait presque trembler pour eux mais il faudrait pour cela en avoir le temps, ou sentir le vent tourné, ce que la lecture ne laisse pas forcément présager et l'on se retrouve face aux changements de destin sans crier gare, ce qui, pour ma part, m'a bien plu. Pas de petite musique qui donne la chair de poule et annonce que la sentence va frapper. Pas de mise en scène trop en amont mais le déroulement tel qu'il doit être. On ne sait pas ce qui va arriver, on se laisse juste guider et on espère secrètement que tel personnage va tomber lorsqu'on prie pour un autre. Et ainsi notre main tourne-t-elle la dernière page de ce premier tome, lorsque la seconde cherche fébrilement le tome 2. Car ce premier volet est aussi là pour exposer le Royaume, les tenants et les aboutissants, les espoirs et les drames, les différents acteurs du Demi-Loup. On est impatient de les retrouver, tous, même les mal-aimés, pour connaître le sort qui leur est réservé. Et on s'attend, peut-être trop impatiemment, à un rythme encore plus soutenu puisque le décor planté n'est plus vraiment à présenter désormais.
À suivre donc et à lire surtout !
Si je devais nuancer un peu mon enthousiasme, je dirai que cette histoire manque peut-être un peu de passion et d'évidence pour faire de ce livre un véritable coup de cœur. Si le rythme manque de vigueur parfois, c'est je pense le défaut peut-être de toute grande saga qui expose son monde et dont le rythme s'essouffle un peu au détour de quelques virgules, mais sait reprendre lorsqu'un événement arrive.
Je maintiens qu'il est à lire !

mardi 4 avril 2017

Lecture : Oups ! Y a un loup !


Dans le cadre de l'opération Masse Critique spécial littérature jeunesse, j'ai été sélectionnée et j'ai reçu cet album jeunesse des éditions Marmailles. Un grand merci à Babelio et aux éditions Marmailles pour ce livre.
La petite Juliette est poursuivie par un loup qui veut la manger, mais malheureusement maman et papa ne trouvent pas trace du loup dans sa chambre lorsqu'elle les appelle, et lui disent que ce n'est qu'un cauchemar. Comment faire pour se débarrasser de ce glouton ?

Un album fort sympathique, aux dessins tout à la fois classiques et charmants, aux couleurs douces et pastels, et au rendu agréable avec ce papier satiné. L'histoire est une petite leçon de moral qui nous apprend à nous défendre et à nous battre face à nos peurs. Un moment plaisant à partager avec ses loulous pour qui veut leur apprendre à ne pas se laisser engloutir par nos frayeurs nocturnes. Ça fonctionne ou pas, mais la lecture reste agréable. À découvrir !

mardi 28 mars 2017

L'Appel de l'Imaginaire

En cette période de revendications et de bataille, voici une lutte qui mérite d'être menée !
Ne déconsidérons plus les genres littéraire tout aussi nobles que sont la science-fiction, la fantasy ou le fantastique. Ils sont écrits, édités, illustrés par des acteurs tout aussi ingénieux et plein de talents que leurs comparses de la littérature générale. Pourquoi refusez aux uns ce que d'autres ont, sachant que la plupart des auteurs classiques de littérature générale s'y sont tous essayés un jour. Et l'Imaginaire n'est-il pas la base même de l'évasion lorsqu'on se plonge dans un livre, que l'histoire soit réaliste ou non ? Alors pourquoi ces différences ?
Un article intéressant par ici pour nous conter cet appel.

Et quelque soit le résultat de cette lutte, nous continuerons à nous évader dans cette littérature si riche et si belle… 

vendredi 24 mars 2017

Lecture : Sombres cités souterraines


Parmi mes cadeaux d'anniversaire, il y avait aussi ce roman de Lisa Goldstein, paru chez Les Moutons électriques.
Lisa Goldstein… son nom me disait quelque chose. Effectivement, j'avais déjà lu d'elle un autre roman, en format poche, il y a quelques années déjà. J'en garde un bon souvenir : Les Jeux étranges du Soleil et de la Lune.

Jerry vit en retrait depuis de nombreuses années lorsqu'il reçoit coup sur coup la visite de deux personnes qui vont bouleverser sa vie : une journaliste et un sombre personnage énigmatique. Tous deux cherchent à en savoir plus sur le Jérémy des histoires pour enfant que sa mère a écrit lorsqu'il était tout jeune, suite aux histoires que lui-même lui racontaient, selon ses dires. Des histoires dans lesquelles le jeune garçon passait une grande porte, le gardien à tête de chien, et pénétrait dans le Pays d'en bas, ce Neter Land ou Neverland que d'autres avaient déjà exploré, comme Alice ou Peter… Oui mais il n'y a ni lapin blanc, ni fée Clochette, mais bien plutôt des êtres effrayants ou mystérieux, peuple d'en bas qui vivent non loin des métros souterrains.

Cet amuse-bouche ne parle pas du lien que l'auteur établit très vite avec la mythologie égyptienne et qui est bien intéressante aussi. On pourrait penser face à ce court résumé que le livre fait plusieurs tomes, ou qu'il est brouillon. Ni l'un ni l'autre. Cette histoire est très bien racontée, nous plonge dans cet univers où l'on croit bien que les enfants ne racontent pas d'histoires et que ce Pays Imaginé existe bel et bien, truffé de monstres en tout genre et que l'on pourrait bien croiser si l'on se met un peu à oublier nos problèmes d'adultes. Les personnages sont très attachants, et ce lien fait avec les autres romans de littérature "enfantine" rassemblés ici selon une très convaincante logique est très bien mené. L'écriture est bien fluide, on lit très vite ce roman et on ressent presque un goût de trop peu arrivé à la fin.
Cette fin pourra en décevoir certain, mais elle est fidèle à l'histoire, logique, elle est celle que l'on attend et qui ne pourrait être autrement. Cependant, on aurait voulu en savoir plus. Et cette ouverture est presque gênante, surtout si l'on s'est mis à croire à l'existence de ce Pays d'En Bas : car cela voudrait dire que rien n'est fini et ne le sera jamais et que ce monde vit parallèle au nôtre, en dessous, pas si loin…
Je recommande très chaudement ce livre pour les amoureux d'Alice de Carroll, de Peter Pan de Barrie, du Vent dans les Saules de Grahame ou, plus récemment, de Neverwhere de Gaiman. Pour ceux qui veulent découvrir le Pays Imaginé ou qui croient à son existence, non pas édulcoré, mais bien peuplé de monstres, d'êtres fabuleux au sens étymologique du terme, hostile dans tous les cas comme un mauvais rêve d'où l'on sort mal à l'aise et désorienté.
Excellent !

jeudi 23 février 2017

Lecture : Contes de la plaine et des bois


Pour mon anniversaire, mon Jules m'a offert ce court roman qui me faisait de l'œil depuis un moment.

Le narrateur est un vieil homme qui vit seul dans un château entouré d'une forêt jalousement protégée. Il est le créateur d'un personnage de dessin animé, Mister Kreekle, un écureuil qui casse les noisettes entre ses doigts. Il est surtout le fondateur d'une entreprise immense qu'il dirige désormais de chez lui. Il entend un jour son chien Dick aboyer. Dick était son chien lorsqu'il était jeune, mais il est mort, il y a de cela bien longtemps…

Le narrateur, en partant à la recherche de son chien, va faire le plus improbable des voyages, celui d'un retour dans son enfance, lorsque son chien était encore vivant et qu'il se baladait dans la forêt voisine, à cette époque où il imagina les contes de la plaine et des bois, un retour au pays imaginaire, un retour aux sources. Oui mais voilà, depuis soixante-dix ans, le décor a quelque peu changé. Et Dick est en fait Albert, le chien d'un jeune garçon qu'il va croiser. Avec ce dernier, ils vont retourner sur les traces des principaux sites qu'il explorait étant jeune, sur les traces des origines de sa création.

On ne devrait pas dire de ce roman qu'il a une part de fantastique. Je m'attendais du coup à autre chose et cela peut apporter une petite déception au lecteur qui fait face à tout autre chose. Heureusement, la plume de l'auteur empêche totalement cette déception car le lecteur fait face à une invitation poétique dans l'imaginaire incroyable de quelqu'un qui n'a jamais grandi vraiment et qui n'a jamais cessé de regarder le monde qui l'entoure comme un enfant. Alors on a d'un coup le dos voûté un peu douloureux, et on s'appuie sur une canne mais on aperçoit la feuille rouge qui virevolte et nous plonge dans une rêverie, on voit le pont qui mène sur la petite île au moulin qui ne figure pas sur la carte des adultes, et notre esprit vagabonde avec les étoiles en pensant à notre compagnon bien-aimé mort sans amour.
Il faut, pour lire ce roman, laisser de côté sa part d'adulte qui vit dans le futur et court sans cesse après le temps. Il faut retrouver son regard perdu, cette faculté de rêvasser et de ne pas se préoccuper de l'heure qui tourne, cette poésie de l'enfance qui nous manque tant et qu'on peine à retrouver. C'est un roman un peu contemplatif dirait-on, mais surtout enchanteur qui transforme plaine et bois en songe...
À ne pas mettre entre toutes les mains, mais à découvrir pour ceux que l'aventure tente.

lundi 23 janvier 2017

Lecture : La Fille du train


Papa Noël m'a apporté au pied du sapin ce roman qui me tentait bien. Il a eu beaucoup de succès, a été adapté au cinéma, bref, il a éveillé ma curiosité.

Rachel prend le train pour Londres deux fois par jour, comme beaucoup d'usagers qui utilisent les transports. Et presque chaque jour, son train s'arrête à un feu de signalisation, juste à côté d'une maison où vit un couple que Rachel idéalise : Jess et Jason. Un jour, alors qu'elle observe comme d'habitude la maison, elle voit Jess embrasser un autre homme. Peu de temps après, la jeune femme est portée disparue. Rachel va alors sortir de l'ombre pour tenter d'aider à retrouver la jeune femme.

Je l'ai lu très vite. Probablement parce que je voulais connaître la suite.
Cela dit, j'éprouve un peu de déception, car je m'attendais à autre chose. J'étais davantage en attente d'un roman à la Agatha Christie, ou d'un thriller à la Hitchcock, et j'ai eu trop d'attentes vis à vis de ce roman de gare (oups, n'y voyez aucun vilain jeu de mots). C'est un roman qui se dévore dans le train (oui, je continue avec le jeu de mot pourri malgré moi, désolé), pour passer le temps et ne pas réfléchir, pour se divertir. Mais c'est un roman que je qualifie de "roman de fille" : des histoires de femmes qui ont tout perdu, emploi, amour, vie idéal, pour se rendre compte finalement que la vie des autres n'est pas mieux, des histoires d'amour finalement, mais en mode déprime. Je ne lis que très rarement ce genre de roman. Cela dit je ne regrette rien pour ce dernier, ça me change de d'habitude et il a cela pour lui de tenir en haleine et de se lire rapidement.
Bien entendu, la fin apporte un bouleversement dans la vie du personnage principal, le coupable n'est pas celui qu'on croyait (et qu'en fait, on pensait bien que c'était lui puisqu'on a suivi le schéma du "c'est pas celui qu'on croit" et misé justement sur le plus improbable des coupables).
Cela dit, je le conseille. Il ne faut pas être dure avec cette histoire qui, finalement, est bien menée, avec une approche différente de d'habitude : on alterne en effet la vision de trois personnages féminins, qui parlent comme dans un journal intime et décomposent leur journée évoquée selon les deux trains que Rachel emprunte chaque jour, un le matin et un le soir. Le personnage de Jess/Megan intervient à rebours, et ses propos sont datés d'avant sa disparition, lorsque les autres personnages parlent au présent, soit après sa disparition. Cette mise en perspective est assez intéressante et dynamise l'histoire. C'est en grande partie ce qui nous tient en haleine et ce procédé est bien vu de la part de l'auteur. Quant aux personnages, ils sont attachants, même si un peu trop "entiers" à mon goût : la femme alcoolique qui a tout perdu et qui s'auto-flagelle, la maîtresse qui craint toujours l'ex-femme quittée, la femme rebelle éternelle insatisfaite de son sort. Même si ces archétypes sont un peu moins évidents et un peu (juste un peu) complexifiés au fur et à mesure de l'histoire, ils manquent un peu de réel par moment et deviennent presque énervants : on a presque envie de les secouer un peu pour qu'ils sortent de leur cadre trop droit. Mais, encore une fois, c'est être trop exigent de ce genre de roman dont le principal but est de divertir et d'être lu rapidement.

C'est un bon petit roman divertissant, sans prétention, vite lu (et peut-être aussi vite oublié, quoique).

lundi 9 janvier 2017

Lecture : Sacrées sorcières !


Quel plaisir de lire du Roald Dahl et, qui plus est, ce roman qui dresse un portrait désastreux des sorcières.
Car dans cette histoire, les sorcières sont hideuses, méchantes, monstrueuses, démoniaques, bref, à exterminer ! Une grand-mère se retrouve seule à élever son petit-fils à qui elle transmet tout son savoir de norvégienne aguerrie des sorcières. Elle le forme ainsi à reconnaître ces monstrueuses créatures pour mieux leur échapper et ne pas se faire tuer.
En voyage en Angleterre, la grand-mère et son petit-fils se retrouvent dans le même hôtel que la Grandissime Sorcière, en plein cœur du congrès de ces démons réunis pour fomenter un plan horrible : détruire tous les enfants d'Angleterre !

À lire ce roman, je me suis retrouvée quelques années en arrière, alors que je commençais tout juste à aimer lire. L'auteur semble savoir ce que les enfants aiment, ce qu'ils pensent, ce qu'ils ressentent. En fait, on irait même jusqu'à penser que c'est un enfant. Et j'en suis persuadée. Un enfant qui a pris quelques rides, mais un enfant. Pas facile de vivre dans un monde d'adultes et c'est avec tendresse et humour qu'il transcrit ce ressenti que tout le monde a eu, à un moment ou à un autre, et continue à avoir, pour certains.
Lisez-le. Juste pour retourner à cette époque bénie où, certes, on devait aller à l'école, faire ses devoirs et écouter nos parents, mais c'était une période heureuse (en tout cas pour moi) où vous n'étiez responsables de rien, pas même de vous, et où vos obligations n'étaient pas si terribles que ça. Surtout, une période où votre imagination et votre univers n'avaient pas limites, avec pour seule noirceur, les monstres du placard, terribles, mais si familiers…
J'adore !


lundi 2 janvier 2017

Lecture : Steamboat


Dans le cadre de la dernière session CaroLire, j'ai découvert l'univers de Craig Johnson et son personnage Walt Longmire. Je n'avais jamais lu de livre de cet auteur et c'était l'occasion de le connaître.

Walt Longmire (pour ceux qui ne le connaisse pas) est shérif. À la veille de Noël, il reçoit la visite d'une mystérieuse jeune femme asiatique qui semble le connaître, lorsque lui-même n'en a aucun souvenir. Elle va alors lui rappeler un autre Noël, il y a quelques années, rien qu'avec ce seul nom : Steamboat.

Il ne s'agit pas là d'un roman policier, comme on pourrait s'y attendre avec ce personnage et cet auteur. Il s'agit d'un hors-série, d'une histoire qui ne devait être qu'une nouvelle et s'est transformé en roman. D'un conte de Noël où les sentiments sont à vifs et les hommes jouent aux héros pour sauver une petite fille accidentée.
Ce roman se lit bien, l'écriture est assez fluide et les personnages très rapidement attachants. Le rythme est bien mené, pas de temps mort, de longueur ou autre. Tout est correctement mis en place sans artifice et l'on est vite plongé aux côtés de ces personnes qui veulent juste qu'une fillette puisse être soignée. Il y a du suspens, de l'émotion et même un peu d'humour.
Une histoire fort sympathique qui collait bien avec cette période hivernale. À lire pour passer un bon moment au coin du feu.