vendredi 28 février 2014

Lecture : Ça



J'avais vu étant jeune le téléfilm en 2 parties, que M6 avait diffusé sous le titre "Il est revenu". Je me l'étais même acheté en K7 VHS (je vous parle d'un temps que les moins de vingt ne peuvent pas connaître…). Bref, il fait partie de mes films d'horreur préférés.
Et puis, mon Jules s'est lancé dans une sorte de marathon Stephen King. Et c'était donc dommage de ne pas en profiter pour lire l'œuvre originale !
Me voici donc embarquée dans le Maine, dans la ville de Derry, là où tout commence et tout finit de cette histoire.
Cloué au lit par la fièvre, Bill ne peut accompagner son petit frère de 6 ans pour jouer dehors avec le bateau en papier qu'il vient de lui faire. George va donc faire voguer le jouet dans les caniveaux non loin de la maison. Une drôle de voix surgit alors d'une bouche d'égouts, appartenant à un clown qui l'invite à le rejoindre, pour jouer en bas avec les ballons qu'il tient dans sa main, car… ils flottent tous en bas, tout le monde flotte en bas.
C'est le début de l'horreur qui frappe un groupe de jeunes enfants d'une dizaine d'années, le club des ratés comme ils se prénomment, et qui va devoir affronter cette chose, "Ça".

Je ne peux pas tellement en dire plus, sinon autant vous faire une fiche de lecture complète sur ces 2 tomes bien épais. Cette œuvre fait partie des longues histoires de M. King, de celles qui prennent leur temps tout en tenant constamment en haleine le lecteur. Un beau tour de force que l'auteur n'arrive pas toujours à tenir mais pour le coup, j'en suis à me demander si Ça n'est pas l'un de ses meilleurs titres, voire LE meilleur titre !
Stephen King arrive à vous dépeindre et à vous transporter dans votre jeunesse, avec ses joies, ses souffrances, ses doutes, ses questions, ses insouciances, ses peurs bien sûr et surtout, et ses désirs. Il arrive à vous les faire ressentir comme vous les sentiez à l'époque de vos dix ou douze ans, et vous replongez sans difficulté grâce à lui dans l'atmosphère de cette période, retrouvant les souvenirs agréables et désagréables, mais finalement nostalgiques. Il a ce don de savoir ce que pensent des jeunes de cet âge sans fausse note, et de transcrire surtout leurs peurs indicibles, terriblement difficile à dépeindre, d'autant plus lorsque l'on est adulte.
Ce livre, plus qu'un simple énième livre d'horreur, est une ode à l'enfance, une ode au pouvoir que l'on détient à cette époque et que l'on perd trop vite et trop facilement en vieillissant. Il faut combattre cette perte d'insouciance et de croyance, il faut lutter contre Ça ! Et alors, on recommence à voler, à rêver, à vivre avec une telle puissance qu'on en a le tournis. Mais lorsqu'on est enfant, on n'y pense pas, on vit et c'est tout !
Peut-être que la fin est un peu trop spirituelle et fantastique, peut-être qu'elle est trop imagée et que le message de l'auteur manque de finesse dans sa transmission. Elle aurait gagné à moins de lourdeur, plus de suggestion dans son discours. Mais on pardonnera à M. King car cela fait partie de sa culture !
Cela dit, jusqu'à cette fin, qui n'en finit plus car tout y est décrit, King filant le parallèle entre Ça et la ville, l'horreur est omniprésente, et on tremble parfois à la place des personnages face au cauchemar auquel ils doivent faire face.
J'ai adoré ! Je regarderai bien à nouveau le téléfilm qui, finalement, n'était pas si mal par rapport au livre.
Si je devais conseillé plusieurs Stephen King, ce titre serait le numéro 1 de ma liste.

Un grand merci à Ellane de me l'avoir prêté !

3 commentaires:

  1. Il faudra que je trouve le courage de le lire un jour...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah oui, c'est un incontournable. Je te les ramène à mon retour pour ta tante (tu pourrais presque en profiter pour les lire, non ?)

      Supprimer
    2. lol
      Tu sais combien de livres prêtés j'ai encore dans ma bibliothèque ? xD

      Supprimer