mardi 4 avril 2017
Lecture : Oups ! Y a un loup !
Dans le cadre de l'opération Masse Critique spécial littérature jeunesse, j'ai été sélectionnée et j'ai reçu cet album jeunesse des éditions Marmailles. Un grand merci à Babelio et aux éditions Marmailles pour ce livre.
La petite Juliette est poursuivie par un loup qui veut la manger, mais malheureusement maman et papa ne trouvent pas trace du loup dans sa chambre lorsqu'elle les appelle, et lui disent que ce n'est qu'un cauchemar. Comment faire pour se débarrasser de ce glouton ?
Un album fort sympathique, aux dessins tout à la fois classiques et charmants, aux couleurs douces et pastels, et au rendu agréable avec ce papier satiné. L'histoire est une petite leçon de moral qui nous apprend à nous défendre et à nous battre face à nos peurs. Un moment plaisant à partager avec ses loulous pour qui veut leur apprendre à ne pas se laisser engloutir par nos frayeurs nocturnes. Ça fonctionne ou pas, mais la lecture reste agréable. À découvrir !
mardi 28 mars 2017
L'Appel de l'Imaginaire
En cette période de revendications et de bataille, voici une lutte qui mérite d'être menée !
Ne déconsidérons plus les genres littéraire tout aussi nobles que sont la science-fiction, la fantasy ou le fantastique. Ils sont écrits, édités, illustrés par des acteurs tout aussi ingénieux et plein de talents que leurs comparses de la littérature générale. Pourquoi refusez aux uns ce que d'autres ont, sachant que la plupart des auteurs classiques de littérature générale s'y sont tous essayés un jour. Et l'Imaginaire n'est-il pas la base même de l'évasion lorsqu'on se plonge dans un livre, que l'histoire soit réaliste ou non ? Alors pourquoi ces différences ?
Un article intéressant par ici pour nous conter cet appel.
Et quelque soit le résultat de cette lutte, nous continuerons à nous évader dans cette littérature si riche et si belle…
Ne déconsidérons plus les genres littéraire tout aussi nobles que sont la science-fiction, la fantasy ou le fantastique. Ils sont écrits, édités, illustrés par des acteurs tout aussi ingénieux et plein de talents que leurs comparses de la littérature générale. Pourquoi refusez aux uns ce que d'autres ont, sachant que la plupart des auteurs classiques de littérature générale s'y sont tous essayés un jour. Et l'Imaginaire n'est-il pas la base même de l'évasion lorsqu'on se plonge dans un livre, que l'histoire soit réaliste ou non ? Alors pourquoi ces différences ?
Un article intéressant par ici pour nous conter cet appel.
Et quelque soit le résultat de cette lutte, nous continuerons à nous évader dans cette littérature si riche et si belle…
vendredi 24 mars 2017
Lecture : Sombres cités souterraines
Parmi mes cadeaux d'anniversaire, il y avait aussi ce roman de Lisa Goldstein, paru chez Les Moutons électriques.
Lisa Goldstein… son nom me disait quelque chose. Effectivement, j'avais déjà lu d'elle un autre roman, en format poche, il y a quelques années déjà. J'en garde un bon souvenir : Les Jeux étranges du Soleil et de la Lune.Jerry vit en retrait depuis de nombreuses années lorsqu'il reçoit coup sur coup la visite de deux personnes qui vont bouleverser sa vie : une journaliste et un sombre personnage énigmatique. Tous deux cherchent à en savoir plus sur le Jérémy des histoires pour enfant que sa mère a écrit lorsqu'il était tout jeune, suite aux histoires que lui-même lui racontaient, selon ses dires. Des histoires dans lesquelles le jeune garçon passait une grande porte, le gardien à tête de chien, et pénétrait dans le Pays d'en bas, ce Neter Land ou Neverland que d'autres avaient déjà exploré, comme Alice ou Peter… Oui mais il n'y a ni lapin blanc, ni fée Clochette, mais bien plutôt des êtres effrayants ou mystérieux, peuple d'en bas qui vivent non loin des métros souterrains.
Cet amuse-bouche ne parle pas du lien que l'auteur établit très vite avec la mythologie égyptienne et qui est bien intéressante aussi. On pourrait penser face à ce court résumé que le livre fait plusieurs tomes, ou qu'il est brouillon. Ni l'un ni l'autre. Cette histoire est très bien racontée, nous plonge dans cet univers où l'on croit bien que les enfants ne racontent pas d'histoires et que ce Pays Imaginé existe bel et bien, truffé de monstres en tout genre et que l'on pourrait bien croiser si l'on se met un peu à oublier nos problèmes d'adultes. Les personnages sont très attachants, et ce lien fait avec les autres romans de littérature "enfantine" rassemblés ici selon une très convaincante logique est très bien mené. L'écriture est bien fluide, on lit très vite ce roman et on ressent presque un goût de trop peu arrivé à la fin.
Cette fin pourra en décevoir certain, mais elle est fidèle à l'histoire, logique, elle est celle que l'on attend et qui ne pourrait être autrement. Cependant, on aurait voulu en savoir plus. Et cette ouverture est presque gênante, surtout si l'on s'est mis à croire à l'existence de ce Pays d'En Bas : car cela voudrait dire que rien n'est fini et ne le sera jamais et que ce monde vit parallèle au nôtre, en dessous, pas si loin…
Je recommande très chaudement ce livre pour les amoureux d'Alice de Carroll, de Peter Pan de Barrie, du Vent dans les Saules de Grahame ou, plus récemment, de Neverwhere de Gaiman. Pour ceux qui veulent découvrir le Pays Imaginé ou qui croient à son existence, non pas édulcoré, mais bien peuplé de monstres, d'êtres fabuleux au sens étymologique du terme, hostile dans tous les cas comme un mauvais rêve d'où l'on sort mal à l'aise et désorienté.
Excellent !
jeudi 23 février 2017
Lecture : Contes de la plaine et des bois
Pour mon anniversaire, mon Jules m'a offert ce court roman qui me faisait de l'œil depuis un moment.
Le narrateur est un vieil homme qui vit seul dans un château entouré d'une forêt jalousement protégée. Il est le créateur d'un personnage de dessin animé, Mister Kreekle, un écureuil qui casse les noisettes entre ses doigts. Il est surtout le fondateur d'une entreprise immense qu'il dirige désormais de chez lui. Il entend un jour son chien Dick aboyer. Dick était son chien lorsqu'il était jeune, mais il est mort, il y a de cela bien longtemps…
Le narrateur, en partant à la recherche de son chien, va faire le plus improbable des voyages, celui d'un retour dans son enfance, lorsque son chien était encore vivant et qu'il se baladait dans la forêt voisine, à cette époque où il imagina les contes de la plaine et des bois, un retour au pays imaginaire, un retour aux sources. Oui mais voilà, depuis soixante-dix ans, le décor a quelque peu changé. Et Dick est en fait Albert, le chien d'un jeune garçon qu'il va croiser. Avec ce dernier, ils vont retourner sur les traces des principaux sites qu'il explorait étant jeune, sur les traces des origines de sa création.
On ne devrait pas dire de ce roman qu'il a une part de fantastique. Je m'attendais du coup à autre chose et cela peut apporter une petite déception au lecteur qui fait face à tout autre chose. Heureusement, la plume de l'auteur empêche totalement cette déception car le lecteur fait face à une invitation poétique dans l'imaginaire incroyable de quelqu'un qui n'a jamais grandi vraiment et qui n'a jamais cessé de regarder le monde qui l'entoure comme un enfant. Alors on a d'un coup le dos voûté un peu douloureux, et on s'appuie sur une canne mais on aperçoit la feuille rouge qui virevolte et nous plonge dans une rêverie, on voit le pont qui mène sur la petite île au moulin qui ne figure pas sur la carte des adultes, et notre esprit vagabonde avec les étoiles en pensant à notre compagnon bien-aimé mort sans amour.
Il faut, pour lire ce roman, laisser de côté sa part d'adulte qui vit dans le futur et court sans cesse après le temps. Il faut retrouver son regard perdu, cette faculté de rêvasser et de ne pas se préoccuper de l'heure qui tourne, cette poésie de l'enfance qui nous manque tant et qu'on peine à retrouver. C'est un roman un peu contemplatif dirait-on, mais surtout enchanteur qui transforme plaine et bois en songe...
À ne pas mettre entre toutes les mains, mais à découvrir pour ceux que l'aventure tente.
lundi 23 janvier 2017
Lecture : La Fille du train
Papa Noël m'a apporté au pied du sapin ce roman qui me tentait bien. Il a eu beaucoup de succès, a été adapté au cinéma, bref, il a éveillé ma curiosité.
Rachel prend le train pour Londres deux fois par jour, comme beaucoup d'usagers qui utilisent les transports. Et presque chaque jour, son train s'arrête à un feu de signalisation, juste à côté d'une maison où vit un couple que Rachel idéalise : Jess et Jason. Un jour, alors qu'elle observe comme d'habitude la maison, elle voit Jess embrasser un autre homme. Peu de temps après, la jeune femme est portée disparue. Rachel va alors sortir de l'ombre pour tenter d'aider à retrouver la jeune femme.
Je l'ai lu très vite. Probablement parce que je voulais connaître la suite.
Cela dit, j'éprouve un peu de déception, car je m'attendais à autre chose. J'étais davantage en attente d'un roman à la Agatha Christie, ou d'un thriller à la Hitchcock, et j'ai eu trop d'attentes vis à vis de ce roman de gare (oups, n'y voyez aucun vilain jeu de mots). C'est un roman qui se dévore dans le train (oui, je continue avec le jeu de mot pourri malgré moi, désolé), pour passer le temps et ne pas réfléchir, pour se divertir. Mais c'est un roman que je qualifie de "roman de fille" : des histoires de femmes qui ont tout perdu, emploi, amour, vie idéal, pour se rendre compte finalement que la vie des autres n'est pas mieux, des histoires d'amour finalement, mais en mode déprime. Je ne lis que très rarement ce genre de roman. Cela dit je ne regrette rien pour ce dernier, ça me change de d'habitude et il a cela pour lui de tenir en haleine et de se lire rapidement.
Bien entendu, la fin apporte un bouleversement dans la vie du personnage principal, le coupable n'est pas celui qu'on croyait (et qu'en fait, on pensait bien que c'était lui puisqu'on a suivi le schéma du "c'est pas celui qu'on croit" et misé justement sur le plus improbable des coupables).
Cela dit, je le conseille. Il ne faut pas être dure avec cette histoire qui, finalement, est bien menée, avec une approche différente de d'habitude : on alterne en effet la vision de trois personnages féminins, qui parlent comme dans un journal intime et décomposent leur journée évoquée selon les deux trains que Rachel emprunte chaque jour, un le matin et un le soir. Le personnage de Jess/Megan intervient à rebours, et ses propos sont datés d'avant sa disparition, lorsque les autres personnages parlent au présent, soit après sa disparition. Cette mise en perspective est assez intéressante et dynamise l'histoire. C'est en grande partie ce qui nous tient en haleine et ce procédé est bien vu de la part de l'auteur. Quant aux personnages, ils sont attachants, même si un peu trop "entiers" à mon goût : la femme alcoolique qui a tout perdu et qui s'auto-flagelle, la maîtresse qui craint toujours l'ex-femme quittée, la femme rebelle éternelle insatisfaite de son sort. Même si ces archétypes sont un peu moins évidents et un peu (juste un peu) complexifiés au fur et à mesure de l'histoire, ils manquent un peu de réel par moment et deviennent presque énervants : on a presque envie de les secouer un peu pour qu'ils sortent de leur cadre trop droit. Mais, encore une fois, c'est être trop exigent de ce genre de roman dont le principal but est de divertir et d'être lu rapidement.
C'est un bon petit roman divertissant, sans prétention, vite lu (et peut-être aussi vite oublié, quoique).
lundi 9 janvier 2017
Lecture : Sacrées sorcières !
Quel plaisir de lire du Roald Dahl et, qui plus est, ce roman qui dresse un portrait désastreux des sorcières.
Car dans cette histoire, les sorcières sont hideuses, méchantes, monstrueuses, démoniaques, bref, à exterminer ! Une grand-mère se retrouve seule à élever son petit-fils à qui elle transmet tout son savoir de norvégienne aguerrie des sorcières. Elle le forme ainsi à reconnaître ces monstrueuses créatures pour mieux leur échapper et ne pas se faire tuer.
En voyage en Angleterre, la grand-mère et son petit-fils se retrouvent dans le même hôtel que la Grandissime Sorcière, en plein cœur du congrès de ces démons réunis pour fomenter un plan horrible : détruire tous les enfants d'Angleterre !
À lire ce roman, je me suis retrouvée quelques années en arrière, alors que je commençais tout juste à aimer lire. L'auteur semble savoir ce que les enfants aiment, ce qu'ils pensent, ce qu'ils ressentent. En fait, on irait même jusqu'à penser que c'est un enfant. Et j'en suis persuadée. Un enfant qui a pris quelques rides, mais un enfant. Pas facile de vivre dans un monde d'adultes et c'est avec tendresse et humour qu'il transcrit ce ressenti que tout le monde a eu, à un moment ou à un autre, et continue à avoir, pour certains.
Lisez-le. Juste pour retourner à cette époque bénie où, certes, on devait aller à l'école, faire ses devoirs et écouter nos parents, mais c'était une période heureuse (en tout cas pour moi) où vous n'étiez responsables de rien, pas même de vous, et où vos obligations n'étaient pas si terribles que ça. Surtout, une période où votre imagination et votre univers n'avaient pas limites, avec pour seule noirceur, les monstres du placard, terribles, mais si familiers…
J'adore !
lundi 2 janvier 2017
Lecture : Steamboat
Dans le cadre de la dernière session CaroLire, j'ai découvert l'univers de Craig Johnson et son personnage Walt Longmire. Je n'avais jamais lu de livre de cet auteur et c'était l'occasion de le connaître.
Walt Longmire (pour ceux qui ne le connaisse pas) est shérif. À la veille de Noël, il reçoit la visite d'une mystérieuse jeune femme asiatique qui semble le connaître, lorsque lui-même n'en a aucun souvenir. Elle va alors lui rappeler un autre Noël, il y a quelques années, rien qu'avec ce seul nom : Steamboat.
Il ne s'agit pas là d'un roman policier, comme on pourrait s'y attendre avec ce personnage et cet auteur. Il s'agit d'un hors-série, d'une histoire qui ne devait être qu'une nouvelle et s'est transformé en roman. D'un conte de Noël où les sentiments sont à vifs et les hommes jouent aux héros pour sauver une petite fille accidentée.
Ce roman se lit bien, l'écriture est assez fluide et les personnages très rapidement attachants. Le rythme est bien mené, pas de temps mort, de longueur ou autre. Tout est correctement mis en place sans artifice et l'on est vite plongé aux côtés de ces personnes qui veulent juste qu'une fillette puisse être soignée. Il y a du suspens, de l'émotion et même un peu d'humour.
Une histoire fort sympathique qui collait bien avec cette période hivernale. À lire pour passer un bon moment au coin du feu.
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