mardi 22 décembre 2015

Lecture : Étoiles mortes

Dans le cadre de Masse Critique spéciale littérature de l'imaginaire, j'ai été sélectionnée (chouette !) et j'ai reçu cette intégrale rassemblant 2 histoires de Jean-Claude Dunyach.

Je ne connaissais ni l'auteur, ni l'œuvre. Je les ai donc découverts à la lecture de ce relié très agréable à tenir en main.
Je tenterai bien de vous faire un résumé mais j'ai peur de ne pas être très claire, étant donné que ça ne l'est pas vraiment pour moi.
Nous sommes dans le futur, et la Terre que nous connaissons n'est plus vraiment vivable. Pour y échapper, il faut rejoindre d'autres contrées et les AnimauxVilles sont des villes vivantes grâce auxquelles le voyage instantané est possible. Closter, un artiste, et son chat Ombre, font partis de ces voyageurs interstellaires. Ils croisent bientôt le chemin d'une Astrale, une femme dont l'esprit est parti en avant tandis que le corps voyageait par vaisseau. Une femme qui recherche désespérément son corps qui semble avoir été volé. Ils se retrouvent chez Falstaff, aux Étoiles mortes, un bar que l'on retrouve dans chaque AnimauxVilles, un point d'encrage. Ils y croiseront également le tueur Vorst…

Je suis totalement perdue alors que je tente de rédiger mon sentiment sur la lecture de ce roman pour plusieurs raisons : d'abord, je n'ai pas réussi à aller jusqu'au bout de ce livre. Je suis arrivée péniblement à la page 149 mais je n'y tenais plus et commençais à perdre toute envie de lire, j'ai donc décidé d'y mettre un terme. Dans mon profond désarroi, je me suis tournée vers Babelio en tentant de lire les critiques d'autres lecteurs, histoire de voir si ça venait de moi ou du livre, et j'ai dû me rendre à l'évidence : cet échec ne vient que de moi. Ce livre est, semble-t-il, et selon d'autres lecteurs habitués à lire de la Science-Fiction, un chef-d'œuvre, là où je n'ai vu qu'un roman ennuyeux et incompréhensible. Il faut que je me fasse à cette idée que, malgré mon désir de découvrir justement ce genre méconnu de moi qu'est la SF, je n'ai pas réussi à adhérer à cette histoire, et n'ai pas du tout perçu toute sa richesse.
Je conçois par contre, et me rends totalement à l'avis des autres lecteurs concernant l'écriture, la seule chose qui m'a aidée à poursuivre ma lecture jusqu'à plus de la moitié de la première histoire… L'auteur écrit terriblement bien, et arrive même à me faire entrapercevoir le message figuratif qu'il communique à son lecteur, à moi, pauvre hère perdue dans ce vaste monde hermétique à mon imaginaire.
Je suis réellement désolée de ne pas avoir pu apprécier ce livre à sa juste valeur, mais je n'en retiens malheureusement que quelques images éparses et une certaine frustration de ne pas avoir pleinement compris ce qui se traficotait dans ce monde.
Je le conseillerai alors, à l'aveugle malheureusement, à des lecteurs plus avertis et surtout plus habitués à une littérature intellectuelle de science-fiction. Je me limiterai pour ma part à des romans certes moins réfléchis peut-être, mais plus divertissants à mon sens.

mardi 24 novembre 2015

Lecture : Spice & Wolf T1


Dans le cadre d'une Masse Critique spéciale, j'ai eu la chance d'être sélectionnée et de recevoir ce livre des éditions Ofelbe.
Il a la particularité d'être issu d'un nouveau genre : la littérature jeunesse japonaise, appelée également light novel.
Je me suis donc fait testeuse de cette nouvelle tendance.

Holo est la déesse louve des moissons. Elle appartient aux anciennes croyances et traditions : en échange d'offrandes, la louve assurait une bonne moisson au village auquel elle était rattachée. Mais les croyances ont la vue dure face à l'Église et peu sont ceux qui ont encore foi en elle. Elle décide alors de retourner dans son Nord natal en squattant la charette d'un jeune marchand itinérant. Pour ce faire, elle prend l'apparence d'une charmante jeune fille avec comme seuls attributs du loup les oreilles et une magnifique queue. Lawrence accepte cette alliance et le duo part sur les routes au gré des aventures comme seul un marchand itinérant peut en récolter.

C'est une charmante lecture jeunesse qui n'offre rien d'autre qu'un moment de détente à la sauce manga. On sent bien sûr derrière les lignes la culture propre au genre de BD japonaise.
Je ne me poserai pas en fervente amatrice de cette série puisque je ne connais ni l'animé ni la BD. Mon avis sera donc exempt de toute comparaison possible et de toute influence picturale, mis à part la couverture et les quelques illustrations couleurs présentes dans le livre, seule mon imagination aura pu combler mon esprit de représentations.
Quant à l'histoire en elle-même, je la trouve sympathique, mais avoue avoir un peu été agacée par les règles d'usage et de quotidien du marchand et de son univers. J'aurai préféré davantage de fantastique et d'intervention divine à coup de croc et de rugissement canin et bestial. Ce roman rassemble deux histoires du duo et Holo ne reprend son apparence animale qu'à la fin de chaque histoire, là où se concentre alors la plupart de l'action.
Difficile de donner une appréciation impartiale car je suis partagée entre une certaine affection pour les personnages développés dans cette histoire mais ne peux nier m'être un peu ennuyée à la lecture, le rythme n'étant pas assez entraînant pour ce genre de roman jeunesse qui se prêterait davantage à une lecture boulimique : un roman de pur divertissement qu'on avale en un rien de temps comme… un manga !
À découvrir pourquoi pas mais définitivement destiné à un jeune public.

mardi 17 novembre 2015

Lecture : L'Ours qui n'était pas là

Lors de la dernière Masse Critique, j'ai eu la chance d'être sélectionnée et de recevoir cet album illustré. Merci à Babelio et aux éditions La Joie de Lire.

Il était une fois une gratouille, qui devint un ours, qui ne savait pas qui il était. Dans la forêt merveilleuse, il y fait des rencontres qui vont l'aider à se connaître, et même davantage, à se reconnaître comme lui.

Philosophique, initiatique, illustré de façon atypique : en voilà un album fantastique !
Bon, c'était peut-être un peu fort comme qualificatif, mais c'était pour la rime.
Les illustrations, il est vrai, sortes de l'ordinaire pour un album jeunesse, mais peut-être parce que cet album n'est pas pour la jeunesse ordinaire, mais pour ceux qui la recherche en eux ! Cela sonne comme des illustrations rétro et c'est totalement en accord avec ce texte difficile pour un tout-petit, mais qui parle bien mieux au lecteur de quelques années plus vieux. Qui suis-je ? D'où je viens ? Qu'est-ce que le bonheur ? Et bien, je reprendrai la maxime d'un autre ours : il en faut peu pour être heureux. Ce pourrait être l'une des réponses aux questions de cet ours venu de nulle part et qui n'était pas là… avant. Mais quelle importance à tout ça ? Finalement, il suffit de se sentir soi et de s'accepter soi pour être beau et heureux, non ?

À méditer ou à lire, sinon à admirer pour ses belles images. Un livre finalement tendre qui nous étonne (on ne s'attend pas forcément à réfléchir quand on lit un album "jeunesse") et nous pousse doucement à un retour sur soi. Sympathique (j'ai trouvé le mot adéquat !).

samedi 31 octobre 2015

Des citrouilles pour la nuit des morts



C'est ça Halloween, c'est ça Halloween, Halloween, Halloween !!!
Samain pour les uns, la Toussaint, pour les autres, Halloween peut-être… voici une fête qui marque la fin de la saison claire pour le début de la saison sombre, une période intercalaire qui est aussi une ouverture sur l'Autre monde : celui des morts, celui des dieux, celui qui n'est pas notre réalité quotidienne en tout cas.
Parmi les traditions, la célèbre mascotte citrouille en fait partie et c'était la toute première fois que je découpais un potiron pour cette occasion. C'est beaucoup plus facile que je ne m'y attendais et le résultat est assez bluffant (vu que je n'ai pris que 5 min pour le faire).
Sympa non ? Joyeuse Samain en tout cas !

vendredi 30 octobre 2015

Lecture : Les âmes envolées


Après l'effort surhumain que j'ai dû faire pour lire jusqu'au bout la traduction ignoble du Trône de fer, il me fallait renouer avec ma langue si chère à mon cœur et savourer la lecture de phrases correctes et, pourquoi pas, bien écrites.
Mon choix s'est alors porté sur ce roman de Nicolas Le Breton et ce fut un excellent choix pour me remettre de mes émotions.

Paris à l'aube de la Seconde Guerre Mondiale. Louis Lépine, célèbre préfet et père du non moins célèbre concours d'inventions doit faire face à une affaire des plus étranges : les morts semblent revenir à la vie, animés tels des automates par un étrange souffle. La bande à Bonnot elle-même, dont les membres sont morts presque sous ses yeux, lui font face à nouveau tels des zombies. Et ces morts animés font montre de terribles intentions : ils kidnappent les femmes et les savants et semblent suivre un but bien précis. Et cet aérostat en forme de raie manta planant d'une sinistre façon n'augure rien de bon. N'aurait-elle pas un lien avec ces réÂmnimés ?

Ah, quel plaisir de lire un bon roman steampunk ! Le Paris de ce roman n'a pas connu la voiture, et peu le bateau ou le train. Par contre, l'aérostat, le ballon dirigeable, et tous ces dérivés des inventeurs Giffard et compagnie pullulent dans les cieux de notre Paname du début du XXe siècle revisité. L'Histoire est réécrite et l'on croise du beau monde entre les lignes de Le Breton : Aleister Crowley occultiste et auteur (il fut surnommé The Great Beast 666 quand même !), Gustave Le Bon l'anthropologue et sociologue, les frères Reclus géographes, savants et médecin, Marie Curie, Alexandra David-Néel la tibétologue et bouddhiste,  première femme à avoir séjourné au Tibet, la baronne Léontine Delaroche, première femme pilote, et enfin Alexis Carrel, chirurgien célèbre, entre autre, pour ses expériences sur le cœur.
Je ne les nomme pas tous, je passe sur Clémenceau et Pétain, qui font une "apparition" (vous pourrez savourer ce trait d'humour en lisant le livre), mais on sent bien que l'auteur ne s'est pas lancé dans une histoire purement fictive : il y a de l'étude là-dessous et une volonté de revoir les choses selon un autre point de vue. Il ajoute à sa mixture un peu de fantastique, pour que le tout soit bien assaisonné et nous voilà parti les cheveux dans le vent, vêtu d'un corset d'amarrage, de lunettes pouvant détecter le Vril, un fusil sur l'épaule et un haut de forme attaché sous le menton. On plane dans les airs sur un vaisseau flottant et on cherche désespérément à sauver le monde, notre monde. On voyage de Paris à l'Himalaya, et on repasse par Evian. Amour, trahison, occultisme et Savanturiers, sont les ingrédients de cette aventure intrépide au rythme soutenu sans être affolé. La fin déroute un peu et parfait totalement cette volonté de changement de l'histoire telle qu'on la connaît, tout en restant ouverte à quelques possibles revirements. À nous d'imaginer lesquels…

Un très sympathique roman, très plaisant à lire pour les amoureux du Steampunk mais aussi pour ceux qui souhaiteraient connaître le genre ! Bref, à lire !

lundi 19 octobre 2015

Lecture : Coudre pour l'école


Grâce à Masse Critique de Babelio, j'ai eu la chance de recevoir ce livre sur la couture pour l'école de Clémentine Lubin. Merci aux éditions Marie Claire idées pour ce chouette ouvrage.

Je ne suis pas une experte en couture, loin de là. Je me suis un peu dégourdie en réalisant un pochon, des pochettes et un porte-feuille (dont je suis assez fière, soit dit en passant), mais je reste une grande débutante, d'autant plus que je ne possède pas de machine à coudre.
Lorsque j'ai reçu ce livre, je me suis alors réjouie de pouvoir me lancer dans d'autres projets de couture, et de pouvoir m'entraîner avant que mon loulou n'aille à l'école. J'ai été ravie de découvrir que l'ouvrage ne limitait pas les créations aux éternels cartables, mais déclinait la couture aux trousses sous toutes les formes, aux tabliers, aux sacs à goûter, et même aux nœuds pour cheveux. C'est donc un ouvrage idéal pour réaliser tous les petits accessoires qui sont le quotidien de l'enfant lorsqu'il va à l'école.
Plus que cela, il ne se limite plus à l'école je trouve, puisque la trousse ronde, allongée, plate ou dodue est tout à fait adaptée à nos besoins d'adultes aussi, tout comme le bandeau pour les cheveux, ou même le sac à goûter qui est une énième déclinaison finalement du fameux "tote bag" que tout le monde porte ou parle.
Quant aux explications, car c'est bien beau de voir les jolies photos des réalisations finies mais il s'agit aussi de s'y mettre soi, je les trouve assez claires et bien amenées. On trouve le patron taille réduite et on nous explique comment le rendre à taille réelle. Les pas à pas sont bien détaillés et les dessins qui les illustrent précis et compréhensifs.
Ce livre est donc un bel ouvrage pratique qui permettra à tout le monde de réaliser des accessoires utiles. Je le trouve tout aussi accessible pour celles qui n'auraient pas de machine à coudre (même si on nous conseille d'en avoir une pour réaliser les tutoriels du livre). Et c'est toujours très agréable de pouvoir faire la trousse avec le tissu aux couleurs du héros de notre enfant, ou le tablier dans la matière qui va bien selon l'activité.
À voir et à pratiquer !