jeudi 2 février 2012

Lecture : Le shôgun de l'ombre


Après ce magnifique livre japonais (voir post précédent, sur La Maison où je suis mort autrefois), je ne voulais pas quitter cette île mystérieuse et attractive tout de suite. Je me suis donc plongée dans le second livre de Jérôme Noirez, mettant en scène l'officier Ryôsaku et ses assistants, Sozô, Keiji et Kaoru, Le shôgun de l'ombre.
Ryôsaku et ses assistants samouraï vont devoir faire face au fameux shôgun de l'ombre, dont le nom avait été évoqué au cours de la précédente enquête. Entre amour, vengeance et honneur, voire même marteau de sagesse, les trois adolescents et l'officier vieillissant vont devoir dissiper les brumes qui ont envahi Kyôtô. Un étrange fantôme, portant un masque de vieillard de théâtre Nô, sévit dans la ville, laissant derrière lui trois vers énigmatiques d'un haïku…
Le premier livre, Fleur de Dragon, était très agréable. Je l'avais dévoré.
Pour ce deuxième livre j'ai retrouvé la même ambiance et le même plaisir de lecture. Les trois adolescents ont bien mûri, tout comme Ryôsaku vieilli. L'auteur n'a pas fait une suite gratuite, je pense. Il y a une certaine continuité, voire une conclusion à la première histoire qui, bien qu'il y ait une fin, laissait ouvert le devenir des personnages. Je trouve également que l'histoire est un peu plus sombre. Sans être tout à fait dure, elle accompagne l'évolution des jeunes samouraï sur le chemin de l'âge adulte et c'est assez appréciable.
J'ai autant aimé cette histoire que la précédente, et perçois même les deux histoires presque comme une seule.
Je les conseille sans hésitation !

lundi 30 janvier 2012

Les Dystopiales - 2e édition

Les Dystopiales auront droit à une deuxième édition, le 10 et 11 février prochain. Cette fois-ci, elles se partageront entre la librairie Charybde et la librairie Scylla, à quelques rues l'une de l'autre.
Le programme, le voici :


Et les petits commentaires qui vont avec :


Vendredi 10 et samedi 11 février prochain grâce Au Diable Vauvert, viendra à la librairie Charybde un jeune et talentueux auteur de SF : Paolo Bacigalupi dont le premier roman La fille automate sera tout juste sorti en France.

Pour la partie Dystopia des Dystopiales, seront à nouveau de la partie Lisa Tuttle et Mélanie Fazi, qui n’avaient pas eu le temps de voir tout le monde comme elles en avaient envie en novembre dernier. Stéphane Perger qui a réalisé la couverture d’Ainsi naissent les fantômes et de tout l’univers graphique de Yirminadingrad les rejoindra pendant ces deux jours avec le renfort de Léo Henry et Jean-Marc Agrati.

La librairie Charybde nous fera également découvrir l'auteur Anne-Sylvie Salzman pour son recueil de nouvelles fantastiques publiés par Le Visage Vert : Lamont. Elle en profitera pour vous parler de quelques-uns de ses coups de cœur de traductrice.
Marc Petit sera aussi présent et signera entre autres Le Nain Géant réédité aux éditions L’arbre Vengeur ainsi que son tout dernier recueil de nouvelles : Le Funambule aux éditions Infimes. Le Nain Géant est un savoureux roman feuilleton qui flirte avec le steampunk dans le Paris de la Commune où un fabriquant d’automates travaille sur un projet qui attire la convoitise de personnes bien peu fréquentables... Une réédition à découvrir absolument. 

Jérôme Noirez et Aurélien Police, enfin, dédicaceront en Scylla et en avant-première l’intégrale de Féerie pour les Ténèbres (en deux beaux volumes au Bélial). 


Voilà pour la deuxième édition des Dystopiales. Pour la troisième, on vise juin…



Dommage, je ne serai pas là, mais n'hésitez pas à y aller…

vendredi 27 janvier 2012

Des nouvelles de Jean-Philippe Jaworski

Grande nouvelle ! Jean-Philippe Jaworski sortira une trilogie en 2013 pour le premier volume et en 2014 et 2015 pour les deux suivants chez les Moutons électriques. Mais citons ses propos pour nous mettre l'eau à la bouche :
"Il s’agira d’une trilogie de fantasy protohistorique intitulée Rois du Monde, ayant pour cadre la Celtique du 1er âge du fer (vers la fin du VIIe siècle avant notre ère). Le premier volume, Même pas Mort, sortira chez les Moutons électriques en 2013, et les deux volumes suivants, Chasse royale et La Grande Jument sont prévus pour 2014 et 2015."

De quoi être impatient de lire les premières lignes.
En attendant, voici les liens vers le site elbakin.net et le blog des Moutons électriques pour plus d'info.
Encore un an…

jeudi 26 janvier 2012

Lecture : La Maison où je suis mort autrefois


J'ai eu ce livre pour mon anniversaire. Je viens de le finir.
Une jeune femme, mal dans sa peau, au comportement agressif envers sa fille et même envers elle-même, appelle son ex-petit ami et meilleur ami d'enfance en lui demandant un étrange service : elle a retrouvé dans les papiers de son père qui vient de mourir une étrange clef ainsi qu'un plan qui conduit à une maison, elle lui demande de l'accompagner à la découverte de cette demeure dont l'existence lui était jusqu'alors inconnue. Mais plus étrange encore, elle n'a aucun souvenir ni aucune photo d'elle avant ses 5 ans, et cette découverte lui permettrait peut-être de retrouver la mémoire sur son enfance.
Ce livre est un petit bijou. Il est excellent. On y retrouve l'ambiance si particulière à la culture japonaise et que j'affectionne. Surtout, il est impossible de refermer ce livre (ou alors très difficile, c'est le genre de livre qu'on lit en marchant dans les couloirs du métro bondé sans la moindre préoccupation du monde bruyant qui vous entoure et vous bouscule). Il est superbement écrit. Il est ce qu'on attend d'un livre : une parfaite délectation de bout en bout sans accroc, sans défaut à lui trouver, génial !
Mille excuses si ma critique vous paraît trop subjective et peu étayée, mais il est toujours très difficile de faire la critique d'un livre qui ne peut en souffrir aucune !
À lire en priorité (foncez tout de suite dans la première librairie ou bibliothèque la plus proche !) !!!

mercredi 25 janvier 2012

DeathStar : réponse à Ys

Merci à Ys de m'avoir fait découvrir ce blog, décidément de très mauvais goût !
Par ici !

Mais qui fait passer un bon moment de franche rigolade quand même !

Ceci explique cela

Je le savais qu'il y avait une explication plausible à tout ça :


Et en même temps on le comprend, quelle personne sensée pourrait le considérer comme un vampire ?
À la rigueur, à une étoile vu qu'il brille…

mardi 24 janvier 2012

Lecture : La Huitième couleur

Le Disque-monde, je l'ai découvert et pénétré par le côté. J'ai d'abord lu Le fabuleux Maurice et ses rongeurs savants, puis je me suis consacrée à la série des Ch'tits hommes libres et de Tiphaine Patraque. Ys m'a conseillé de lire et m'a prêté Les Trois Sœurcières, que j'ai adoré.
Je n'avais jamais lu le premier livre qui ouvre cette saga du Disque-monde et c'était intolérable. C'est chose faite désormais.
En comparaison des autres livres cités ci-dessus, La Huitième couleur est quelque peu différent. Je ne peux m'empêcher de lui voir certains défauts, notamment le rythme particulier, pas vraiment lent, mais qui manque de ce tonus que connaissent la série des Tiphaine Patraque et vous empêche de refermer le livre trop longtemps sans en connaître la fin. Il est un peu mou.
Ce qui le sauve est l'incomparable imagination de son auteur qui nous propulse, pauvre lecteur, dans un monde délirant mais totalement logique. J'espérais retrouver le même sens de l'humour qui me fait littéralement pouffer en pleine rame de métro, et certains passages m'ont permis de renouer avec ce petit lutin farceur et enfantin qu'est Terry Pratchett. Il nous présente son monde, un disque plat soutenu par quatre éléphants, eux-mêmes soutenus par une gigantesque tortue qui dérive dans l'univers. Dans ce monde, il existe une huitième couleur à l'arc-en-ciel, qui caractérise la présence de magie, et que les mages utilisent et voient. La Mort, qui est masculin, est un squelette au visage figé qui tente tant bien que mal de faire son travail de faucheuse. Et dans tout cela, un touriste suivi de près par son bagage aux multiples pattes, se lance dans un voyage à la découverte du disque et de toutes ces curiosités, des dragons aux bandits de grand chemin, en passant par les héros, les mages et le bord du monde…
Malgré cette mollesse dont je parlais plus haut, ce livre reste plaisant. Il est, je pense, intéressant de le lire puisqu'il est le premier livre de cette saga, et puis parce qu'il possède l'esprit de son auteur. Et rien que pour ses personnages, Rincevent le mage incapable, Deuxfleurs le touriste ou même et surtout La Mort (que j'affectionne et trouve génial), il est à découvrir, le sourire aux lèvres !