mercredi 11 avril 2012
Poe au Musée d'Orsay
Le cinéma du Musée d'Orsay organise un cycle Edgar Allan Poe. Qui peut bien résister à pareille tentation ? Et quel doux titre donné au cycle que celui de "Rêver Edgar Allan Poe". Moi qui viens de terminer Je vous apprendrai la peur et qui ai lu très tôt, à l'âge où les pisseuses de maintenant dévorent Twilight, les nouvelles du maître, du Chat noir à La Chute de la Maison Usher, ou encore Le Portrait oval ou Le Masque de la Mort Rouge, comment puis-je passer à côté de pareille invitation ?
Impossible.
Voici pour ceux qui ressentent le même émoi, le menu des réjouissances.
Je compte y aller dès les deux premiers dimanches proposés, puis, si le cœur m'en dit, le vendredi 18.
J'ai hâte ! Qui m'aime me suive…
Dragon et pomme… ou guitare et ordi
Une spéciale dédicace pour mon Jules :
Et des coques d'ordinateur portable Apple très sympas, ou comment jouer avec un logo de pomme :
Laquelle préférez-vous ? J'ai un faible pour celle d'Iron Man, de Blanche-Neige et de Darki (mais celle où il tient la pomme dans sa main).
Et des coques d'ordinateur portable Apple très sympas, ou comment jouer avec un logo de pomme :
Laquelle préférez-vous ? J'ai un faible pour celle d'Iron Man, de Blanche-Neige et de Darki (mais celle où il tient la pomme dans sa main).
mardi 10 avril 2012
Lecture : Les orpailleurs
Je ne connaissais pas l'œuvre de Thierry Jonquet, mais à voir Ys dévorer livres après livres de cet auteur, forcément, la curiosité pointe son nez. Et c'est elle-même qui m'a prêté ce livre, rassemblant 4 romans noirs.
Je viens de terminer le premier, Les orpailleurs.
Il s'agit d'un polar. Le cadavre d'une femme est retrouvé en pleine phase de putréfaction dans un appartement délabré de Paris. Particularité : il lui manque une main, sectionnée net et avec dextérité (si je puis m'exprimer ainsi). Une enquête s'ouvre alors, l'équipe d'inspecteurs de Rovère entre en scène et nous voilà plongé dans leur quotidien, propre à tout polar : une vie privée difficile, beaucoup de boisson, un légiste à l'humour grinçant, un supérieur incompétent, et des cadavres qui s'empilent, tous des femmes, tous avec une main en moins… À côté de ça, on suit également la vie de la procureur chargée du dossier. Elle vient d'emménager dans un appartement dont le propriétaire est un quinquagénaire, ami du médecin résidant dans l'appartement du dessus, un peu séducteur, mais finalement attachant. Son passé trouble touche Nadia, et la touchera bien plus qu'elle ne pensait.
Je n'en dirai pas plus sur l'histoire. J'ai bien aimé. L'histoire ne m'a pas surprise, mais je me suis par contre surprise à aimer ce polar français, aux thèmes si communs et aux clichés si rabattus, et qui finalement se laisse lire avec beaucoup de plaisir. Comme quoi, cela rejoint ma théorie : un auteur qui écrit bien peut faire lire à son lecteur n'importe quelle histoire. Le contraire n'est pas valable.
À découvrir donc.
Je poursuis pour ma part le recueil avec la 2e enquête reprenant les mêmes personnages : Moloch. Et qui s'annonce tout aussi bien.
mercredi 4 avril 2012
Pauv' Voldy !
Je trouve quand même ça limite comme décoration de prise électrique : il reste le Maître des Ténèbres dans l'œuvre de Rolling tout de même…
lundi 2 avril 2012
Le meilleur livre de vampire des cent dernières années : le résultat !
Rappelez-vous, il y a quelque temps, je vous avais parlé d'une communauté américaine, la Horror Writers Association, qui souhaitait célébrer la mort de Bram Stocker en décernant le prix du roman vampirique du centenaire (pour les amnésiques, c'est par ici).
Bien sûr, pendant la convention qui réunissait cette communauté, d'autres prix ont été décernés (pour ceux que ça intéresse, c'est par là).
Le plus important, c'est de connaître le gagnant entre les six œuvres en compétition, qui étaient pour rappel :
The Soft Whisper of the Dead, Charles L. Grant (1983)
Salem’s Lot, Stephen King (1975)
I Am Legend, Richard Matheson (1954)
Anno Dracula, Kim Newman (1992)
Interview with the Vampire, Anne Rice (1976)
Hotel Transylvania, Chelsea Quinn Yarbro (1978)
Alors, c'est qui d'après vous ?
Et le gagnant est : I Am Legend.
Je suis très heureuse de ce résultat, car il s'agit d'une œuvre majeure du thème vampirique, une œuvre culte, un très grand classique. Bravo aux juges, ils ont fait le meilleur choix pour moi !
Pour ceux qui n'auraient pas encore lu cette immense chef d'œuvre, et qui ne sont pas bilingues, il n'est jamais trop tard. Par contre, dépêchez-vous un peu car c'est vraiment très bien. Un petit lien pour vous aider à trouver le livre dans la librairie la plus proche. Vous risquez de tomber sur la couverture moche mais ne vous y fiez pas (et surtout, si vous avez maté le film, oubliez-le le temps de la lecture).
Bien sûr, pendant la convention qui réunissait cette communauté, d'autres prix ont été décernés (pour ceux que ça intéresse, c'est par là).
Le plus important, c'est de connaître le gagnant entre les six œuvres en compétition, qui étaient pour rappel :
The Soft Whisper of the Dead, Charles L. Grant (1983)
Salem’s Lot, Stephen King (1975)
I Am Legend, Richard Matheson (1954)
Anno Dracula, Kim Newman (1992)
Interview with the Vampire, Anne Rice (1976)
Hotel Transylvania, Chelsea Quinn Yarbro (1978)
Alors, c'est qui d'après vous ?
Et le gagnant est : I Am Legend.
Je suis très heureuse de ce résultat, car il s'agit d'une œuvre majeure du thème vampirique, une œuvre culte, un très grand classique. Bravo aux juges, ils ont fait le meilleur choix pour moi !
Pour ceux qui n'auraient pas encore lu cette immense chef d'œuvre, et qui ne sont pas bilingues, il n'est jamais trop tard. Par contre, dépêchez-vous un peu car c'est vraiment très bien. Un petit lien pour vous aider à trouver le livre dans la librairie la plus proche. Vous risquez de tomber sur la couverture moche mais ne vous y fiez pas (et surtout, si vous avez maté le film, oubliez-le le temps de la lecture).
dimanche 1 avril 2012
Lecture : Je vous apprendrai la peur
Rien que le titre annonce tout un programme. Acquis au salon du livre de l'année passée, je me suis enfin lancée dans sa lecture.
Si je devais résumer grossièrement ce roman, je dirai qu'il s'agit de la vie romancée d'Edgar Allan Poe. Partant de cette idée répandue que le célèbre écrivain serait mort en prononçant le nom de "Reynolds", l'auteur a voulu retracé la vie de Poe et donner sens à cette dernière parole. Il s'est aidé de ses écrits, de lettres, témoignages, articles de journaux, qu'il a pour certains inventés lorsque d'autres sont véridiques. Avec une habile plume romanesque, il a mis en place ce récit dans lequel Edgar Allan Poe, invétéré alcoolique, rencontre un célèbre critique littéraire qui sera le fil conducteur de sa vie d'écrivain, oscillant entre célébrité et mauvaise renommée. Mais un autre personnage jouera également un rôle important dans la vie du poète-novelliste mal compris, un jeune esclave que Poe rencontrera à l'orée de sa vie, chez ses parents adoptifs. Cet homme considérera Poe comme son maître, et verra dans ses écrits une démarche à suivre, une mission à accomplir.
L'auteur a su recréer une ambiance très proche de celles des nouvelles de Poe. Macabre, cauchemardesque, d'une réalité irréelle et sombre, cette histoire tente de rendre compte avec élégance et beauté parfois de ce qu'a pu être la vie d'un des plus célèbres auteurs fantastiques de tous les temps, de ce qu'elle aurait pu être en tout cas, cherchant à expliquer l'inspiration très spéciale et extraordinaire pour son époque d'Edgar Allan Poe.
Je le recommande à tous ceux qui veulent en apprendre plus sur Poe, car même si l'histoire n'est pas scrupuleusement autobiographique mais mêle fiction et réalité, elle est celle que l'on souhaite vérité pour cet immense et incontournable auteur. Magnifique, cruelle et sombre. Bravo à M. Nikolaj Frobenius, bel hommage.
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